DE REIFFENBERG. 1. C
' Histoire de Bruxelles. — Voir Messager des sciences hist ,4838, 406.
3 « Pour v aulnes de drap jaulne et blanc, dont a esté fait une robe au sot du prévost des mareschaux de l'hostel de l'empereur, v livres x sols. » Compte de J. de Marnix (n° 4804 ), f° vij " vj. — Des dépenses de l'espèce sont fréquemment répétées dans les comptes. Voir chap. XVI.
4 de Reiffenberg. Archives philologiques, II, 266. 5 /Wa.,IV, 404.
6 Walter Scott, la Jolie Fille de Perlh.
La cour elle-même l'observait, et Ton voit Charles-Quint avoir une gentille chambrière pour Valentine ! .
La Belgique, à cette époque, jouissait, paraît-il, d'une assez grande réputation culinaire pour que Maximilien priât sa fille d'admettre dans ses cuisines « un jeusne fils nommé Josse Weert , lequel l'avoit servi en sa cuisine, pour qu'il apprît à faire pastez à la manière des Pays-Bas 2 . » Il suffit de voir les menus des dîners de l'époque pour juger de la somptuosité qu'on y déployait; elle était d'autant plus grande que le souverain lui-même figurait au premier rang des gourmets ou plutôt des gourmands de sa cour. Outre le règlement fixant le service de la table de Marguerite d'Autriche, on a conservé quelques curieux documents gastronomiques. Tels sont les menus des banquets de la Toison d'or donnés à Utrecht, le 2 et le 3 janvier 1546. Le premier se composait de cinq plats ou services : 1° bœuf et mouton, jambon et langues, soupe, tête de veau, venaison aux navets, pois passés, veau rôti, cygne chaud, oie, poule d'Inde, pâté de veau, pâté de lapins, entremets; 2° poitrine de veau, saucisses, rôties, tripes, côtelettes, venaison, pâté de venaison chaud, faisans rôtis, chapons rôtis, pluviers, hérons, pâté de perdrix, poussins rôtis, pigeons, entremets; 3° paon, perdrix, sarcelles, renard, gelée de cochon, pâté de pigeons chaud, pâté de héron froid, blanc-manger, gelée claire, canards rôtis, pièce de mouton, entremets ; 4° pâté de poule d'Inde froid, pâté de venaison froid, pâté de lièvre, pâté de perdrix, pâté de héron,
1 « A Constance, femme de chambre de madame, pour don que l'empereur luy avoit fait auparavant son partement, à cause que c'estoit sa Valentine, par lettres du xv*de juing xxiij, l livres. » Revenus et dépenses de Charles-Quint, f° ij c lxxj vo.
a Lettre du 8 juin 4508. Correspondance, I, 59.
hure de sanglier, cygne froid, outarde, grue, pâté de lapins, paon, faisan, 5° trois espèces de gelée, trois espèces de fruits de passe, trois espèces de confitures, castreling (espèce de nougat), flan, tarte, pommes, poires crues et cuites, anis, nèfles, châtaignes, fromage. « Après le tout levé, saulf les nappes, oblies et biscuits, hypocras blanc et cleret. A l'entrée de table, rousties sèches et malvoisie. »
Quant au second banquet, on y employa : « premièrement une pièce de bœuf pesant 16 livres; un demi-mouton; un quartier de veau , un cochon, une poule d'Inde, un paon , un faisan, un héron, un chapon bouilli et des os à moelle pour la soupe, un chapon rôti, deux gelines pour le blanc-manger, 4 poussins, 4 pigeons, 4 perdrix, 4 bécasses, 4 sarcelles, 6 pluviers, 12 bécassines, un lièvre, deux lapins sauvages, 4 lapins de garenne, 4 douzaines d'oiselets, un pâté de veau, 4 poussins en pâté, un pâté de langue, venaison en potage, un pâté de cygnes, moelle de bœuf, lard, œufs, beurre, toute espèce de potages, oranges, limons, câpres, olives, toute espèce de sauces, un jambon, deux langues salées, une hure, un cygne, un faisan, un paon, un héron, une outarde, une grue, pâté de lièvre, pâté de poule d'Inde, pâté de lapins, pâté de venaison, le tout froid ; trois sortes de gelées, trois sortes de fritures, trois sortes de confitures, un castreling, une tarte, un flan, ris de veau, pommes, poires cuites et crues, nèfles, châtaignes, fromage, anis, biscuits, hypocras blanc et cleret, » — « qui, ajoute la relation, est un plat et monte sans pain et vin, 66 livres pour ung plat, et en fault austant qu'il y a de chevaliers de l'ordre pour le premier jour, ung pour les prélats, ung pour les officiers dudit ordre ! . »
• Sommaire des voyages faits par Charles cincquième de ce nom, depuis Van
Lorsque les festins des grands rappellent la prodigalité des Lucullus, que les édits du souverain attestent que cette prodigalité avait gagné la bourgeoisie , il est intéressant, comme point de comparaison et à d'autres titres encore, de rechercher la valeur des objets qui constituaient les premières nécessités de la vie. Un aperçu sur l'état de l'agriculture montrera les fluctuations que les céréales éprouvèrent , dans la première moitié du xvi e siècle, et indiquera le prix des bestiaux ; ailleurs il s'agira de la bière et du vin ; ici quelques exemples permettront d'apprécier la valeur des comestibles et autres denrées de ménage. Le beurre coûtait, en 1520-1521,
1 s. 1 d. 1 mite la livre \ et eh 1550-1551, 1 s. 6 à 8 d. 2 ;
— le fromage de Tirlemont (1520-1521), 1 s. 8 d. 3 et 2 s. (1550-1551) 4 ; — le fromage de Nivelles, 1 s. 1 d. 3 m. 5 ;
— le fromage de brebis, dit scopeke ou scapekase, 1 s. 6
\5iAjusques le 25 e de may de l'an 4551, recueilli et mis par escript par Jean Vandenesse, contrôleur. Manuscrit de la bibliot. royale. — de Reiffe.nberg, Nouvelles Archives historiques des Pays-Bas, VI, 362-364.
1 « item, op de merct gecocbt te diversen stonden en prysen, 293 p. boteren, daervoer 'tsamen betaelt, 4 livres 4 soM 4/2 denier gros. » Comptes des recettes et dépenses de l'hôpital Saint-Pierre, catégorie : Uytgeven van exlraordinaryse dinghen. H. 69, anno 4520-4524 . Archives des hospices de la ville de Bruxelles. Ces comptes sont établis en livres de gros de Brabant, valant 4 florins. Nous rappellerons que de 4499 à 4520, le florin ou livre de 40 gros avait une valeur intrinsèque de 4 fr. 64 c. ; de 4520 à 4552, 4 fr. 22 c. ; et de 4552 à 4559, 4 fr.
2 c. Reste à multiplier par 5 pour obtenir la valeur actuelle.
a a 4/2 vat boteren van 450 pont te 4 4/2 st. 9 myt., 42 guld. 3 st. en 4 st. van bringene.— 4 64 4/2 pont boteren, te 2 bl. 3 m. 't pont, 42 guld. 4 2 st.— 3 4/2 vaten boteren, wegende 486 pont, 't pont te 4 4/2 st. 45 m., 44 guld. 40 sols 4 ort. » lbid., anno 4550-4554.
3 « 43 thiensche casen, 5 s. 5 d. gros 6 m. » lbid., 4520-4524 .
4 « 4 4 thiensche kesen, 28 st. » lbid., 4550-4554.
5 m 4 nyvelsche kasen, 43 4/2 d. gros. » lbid., 4520-4524.
6 « 42 p. schepenkese, 't pont, 4 bl. 9 m-, 36 st. 4 bl. — 8 p. schepen kese, 8 st. » lbid., anno 4550-4554 .
la livre* en détail, et environ 6 d., en gros l ; — le fromage d'abbaye, 2 à 3 s. la livre 2 ; — le fromage de Malines, 6 d. 1 m. la livre 3 ; — le fromage dit carrelet, 4 fl. 10 s. la douzaine 4 ; — le fromage dit coûter...:; — le fromage blanc.... 5 ; - le fromage des Flandres, 7 s. pièce ou environ 2 s. 8 d. la livre 6 ; — le fromage flamand, 6 d. 7 ;
— le fromage dit boules, boulets, clootkeesen ou clooten, l s. 3 d. à 2 s. pièce, ou 7 d. la livre 8 ; — le fro-
• « ij c livres de fromaige de brebis valiss. ensemble la somme de xviij s. gros. » Compte de la recette du centième denier, précité (n° 23357), f° iiij c iiij xx xviij.
— Cinquante livres de fromaige de brebis, valliss. iiij s. v d. de gros. » Ibid., i» iiij c iiij « xix. — Ces comptes sont établis en livres de gros de Flandre valant 6 florins de Brabant.
* « Pour clviij pièces de frommaiges d'abbaye, pesans vj m 1 livres, au pris de ij livres le cent. » Ibid., f° vj e lxv. — « Deux frommaiges d'abbaye, ij liv. de gros. » Ibid. (n° 23358), f° viij c iiij xx viij. — « Un cent de frommaiges d'abbaye, ij livres de gros. » Ibid., f° viij c iiij xx ix. — « Ung fromaige d'abbaye de la valeur de xxv gros. » Ibid., f° viij c iiij xx xvij v°. — « Cent livres de fromaiges d'abbaye, valiss. ensemble ij livres x s. gros. » Ibid.^ f° ix « vj *°.
3 « Cent liv. de fromaiges de Malines, valiss. ix s. ij d. gros. » Ibid. ( n° $3357), f° iiij c iiij xx viij v°.
4 « viij douzaines de fromaiges carletz, val. xv s. de gros la douzaine. » Ibid. (n° 23358). f° ix* xxxj ▼». — « xxiiij fromaiges carletz, xxx s. gr. » Ibid., f° ix c xj. — « xl douzaines de fromaiges de carletz, valissans ensemble xxx liv. de gros. » Ibid., f°ix c xvj.
5 « ix « livres fromaiges de Cauters, iij c fromaiges blancqz. » -Ibid., f° v « iiij " xviij. — « iij « livres fromaiges de Cauters, ij livres fromaige blancq. » Ibid., f° vj c .
6 « xx fromaiges de Flandres, pesans xij c livres, au prix de ij liv. gros, le cent, xxiiij livres » Ibid., f° ix c xxxviij. — « Deux fromages de Flandres valissans ij sols iiij d. gros. » Ibid. (n° 23357), f° iiij c xlix *°.
7 « 46 vlemsche kese, 8 st. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 1550-4554.
8 « 2 clooten, 4 st. ; 9 clooten, 48 st. » Ibid. — « Cent livres de fromaiges de boulletz, dits clootkeesen, valissant x s. de gros. » Compte du centième denier précité (n° 23357), f° v « v. — « Cent et cincquante fromaiges bouletz, valiss. ensemble xxxv s. de gros. » Ibid., f° v « j. — « l fromages boulles, c livres de fromage verd. » Ibid., f° cxxxj. — « Cent fromaiges boulles, de la valeur de j livre ij s. de gros. » Ibid. (n° 23358), f° iiij « j.
mage vert, 9 d. ! ; — le fromage de Hollande, 4 à 6 d. la livre 2 ; — le fromage anglais, 1 s. 6 d. la livre ou 6 fl. pièce 3 ;
— la viande, 6 à 7 d. la livre 4 ; — la viande forte, dite rmdvleesch, 9 d. la livre 5 ; — un veau gras (1515), 10 fl. 6 ;
— un agneau, 20 s. 7 ; — un demi-mouton, 18 s. 8 ; — le jambon coûtait 1 s. la livre, et 3 fl. 12 s. pièce 9 ; — uu chapon, 2 s. à 2 \ s., en 1520-1521 ,0 , et de 3 s. à 5 ± s., en 1550- 1551 l! ; — une oie, 2 s. 6 d., en 1520-1521 l2 , et 4 s., 3 d., en 1550-1551 13 ; — le saumon, 7 fl. 5 s. le demi-tonneau, et 20 à 24 s. pièce 14 ; — les anguilles, 9 fl. le demi-ton-
* « 28 4/2 gruenen kese, 44 st. 3 d. — 42 gruenen kese, 9 st. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4550-1554.
* « xv « livres de fromaige d'Hollande, valissans vj livres de gros. » Compte du 400 e denier (n° 23357), f° iiij " xiiij. — « xviij * livres de fromaige d'Hollande, de la valeur de vj livres xiiij s. de gros. » Ibid., f° cviij.
3 « 3 pond inghelsche kese, 4 4/2 st. — 3 4/2 p. inghelsche kese, 5 st. 4 ort. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4550-4554. — « Trois fromaiges engietz, valissans ensemble iij liv. de gros. » Ibid. (n° 23358), f* ix c iij. — « Deux fromaiges engietz, ij liv. de gros. » Ibid., f° viij « iiij m xiij ▼•.
* « Item, 472 p. vleeschs, elck pont te 40 4/2 myten, 24 s. 2 d. gr. 6 m.—
— Item, 440 pond vleesch, opt vleesch-huys gecocht, 20 s. 7 4/2 d. gr. » Ibid., 1520-4524.
5 « Item, 422 4/2 p. rindvîeesch. elck pont te 4 bl., 4 g. 42 s. 4/2 bl.
6 Azevedo, ad ann. 4545.
7 Histoire de Bruxelles, I, 327 — Voir t. II, 294 .
8 « Item, eenen halven hamel, die gecocht was om iiij st. vj d. gr. » Comptes de rhôpital Saint-Pierre, 4 520-4 524 .
» « Vingt livres de jambon, à xij d. la livre. » Compte du 400 e denier (n° 23358), f° v c ij. — « xxv jambons, xv livres de gros. » Ibid., f° ix c xxxj f°.
«• « Verdinght van 2 cappuynen, 42 d. gr. — 4 cappuyn, 6 4/2 d. gr. 6 m — 8 cappuynen, 't stuck te 2 4/2 st., 5 st. gr. — 4 cappuynen, *t stuck te 2 st. 48 m. 2 st. 3d. gr. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4520-4524.
11 « Cappuynen te 3 st., 3 4/2 st. » Ibid:. 4550-1554.
" « Ontfaen voor 2 gansen, 45 d. gr. » Ibid., 4520-4524 .
,5 « Gansen te 4 st. — viij gansen, 26 st. » Ibid., 4550-1564.
«* « ivj saulmons à iij s. iiij d. la pièche. » Compte du 4 00 e denier (n° 23357),
neau % ; — le cabillaud salé, environ 3 fl. 1 s. le demi-tonneau 2 ; — les prêches sèches, 33 fl. 10 s. le tonneau 3 ; — un grand brochet, environ 6 s. 6 d. 4 ; — le cabillaud.... ; — la morue, 4 s. pièce; — l'aiglefin (schelvisch), 7 d. pièce 5 ; — le stockvisch, i s. pièce 6 ; — la raie, environ 1 d. pièce 7 ; — les schollçs, environ 5 fl. 9 s. la tonne 8 ; — les harengs, 2 à 3 fl. la demi-tonne, et 14 à 16 s. le cent 9 ; — les harengssaurets, 16 s. les 28, 8 à 6 fl. le millier, 32 à 38 fl. la tonne ,0 ;
f° v • xxj. — « Deux cent six saulmons, valissans ensemble xlj 1. iiij s. degr. » Ibid., f° v c xxij v°. — « Pour douze demi tonneaux de saumon, 87 livres. » Compte de Jean Micault, du \ tT janvier au 34 décembre 4549, 1. c.
• « Pour six demi tonneaux d'anguilles, 54 livres. » Ibid.
a « Pour quatorze demi tonneaux de cabillaud salé, 49 liv. 6 sols. » Ibid.
3 « Pour deux tonneaux de preckes sèches, 67 livres. » Ibid.
4 « Pour 400 grands brochets salés, 432 1. 42 s. » Ibid.
On trouve dans le même compte 350 stockfischs, 50 douzaines de soles, 200 livres d'autres stockfischs, dit rotscarres, et 200 douzaines de plies, achetés au prix de 60 livres 44 sols.
5 « Huit cabillaux et six schelvis, le tout valissant xij sols de gros. » Compte du 400 e denier (n° 23358), f° v « xxxiij. — « Ung tonneau de schelvis, viij s. iiij d. gr. » Ibid., f° v c ij (n° 23357). — « vj poissons aberdaen, vall. iiij s. gr., et xij schelvis, de la valeur de 4 s. ij d. gr. » Ibid., f° iiij c iiij « viij »°.
6 « Un demy cent de stocvis, viij s. iiij d. » Ibid , f° v e iiij.
7 « v « rayes, viij s. iiij d. gr. » Ibid., f° v c 1 »°.
8 « Une mandelette de poisson secq et quelque peu de scholles. » Ibid. (n° 23358), f° v c xxxiij »°. — « x j tonnes de scholles sèches, valissans x 1. de gros. » Ibid., f° vj « iij. — « Une tonne de harengs et quelque peu de scholles. » Ibid., f° v c xviij. — « Deux getales de schollen. » Ibid. (n° 23357), f° v c v v°.
« « i /2 vat herincx, 4 st. gr. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4 520-4 524 .
— « 4/2 vat herincx, 3 guld. » Ibid., 4550-4554. — « 4/2 vat herincx, 2 gr. 42st. - 4/2 vat herincx 3 guld. 2 4/2 st. » Ibid., 4554-4552.— « 50 herincx, 8st.
— 200 herincx, 2 gr. 8 st. » Ibid., 4550-4554. — « Ung tonneau de harengs, xv s. de gros. » Compte du 4 00 e denier (n° 23357), f 09 v « ij et v c v.
,o « Ung tonneau contenant deux milliers d'harengs sorets, valissant xxxiij s. gros. » Ibid., f° iiij c xlviij v<\ « Encoires ung tonneau contenant un millier d'harengs soretz, valissant xxiij s. gros. » Ibid., f° iiij « xlix. — « Une tonne de soretz, vj liv. viij s. gr. » Ibid., f° vj « Iiij vo. « x jj tonnes de harengs soretz,
— les harengs secs, 4 à 5 fl. le millier ' ; — les œufs, 7 s. 4 d. 3 m. le cent 2 ; — les pommes, environ 19 s. le sac 3 , H à 12 s. la rasière 4 ; — une tarte, 8 d. 5 ; — une tarte au fromage, 1 d. 6 ; — le sel, 7 à 8 s. la tonne, 4 à 5 fl. le muid 7 ;
— le poivre, 14 et 14 \ s. la livre 8 ; — les noix muscades, 16 s. la livre en gros, et 32 s. en détail 9 ; — le macis, 2 fl. 2 s., et 2 fl. 8 s. la livre, en gros, et 4 fl., en détail ,0 ; — les
à v 1. x s. gros, la tonne, font ensemble Ixv liv. gr. » Ibid., i° vj * lvij. — « xviij tonneaux de harencqz soretz, à vj liv. x s. gros, chascun tonneau, montant ensemble à cxvij liv. » Ibid., f° vj « xlix >°. — « xx tonneaulx d'harengz, au pris de vij liv. v s. gros, chacune tonne, fait cxlv livres. » Ibid., f° vj e liij *°. — « xxv boxerinck, xvj st. » Comptes de l'hôpital Saint- Pierre, 4550-4551 .
1 « Ung tonneau contenant v m ix c harengs secqz, valissant iiij 1. x s. de g. » Compte du centième denier (n° 23358), f° cxxviij *<\ — « iiij m harencgs secqz, val. iij 1. v s. de gr. » Ibid., f° cxxxiij *°.
a « iiij honderd eyeren, xxix st. 6 d. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4550-4554.
3 o v sàck apelen, iiij guld. xvj st. » Ibid., 4549-4550.
* « l razières de pommes, à xxij gros la razière. — Encore xvj rasières de pommes, à ij s. de gros la rasière. » Compte du 400 e denier (n° 23357), f ° v • xlviij v °.
* « Aeneen tarte, viij d. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 1550-4554. f « Aen kese taerten, x d. » Ibid.
7 « vj vaten souts, 44 st. 4 4/2 d. gr. » Ibid., 4520-4 524 . — « ix vaten souts, iij guld. xiij st. vj d. — ij vaten souts, xvj st. » Ibid., 4550-4554 .— « Ung muyd de sel, de la valeur de xvj s. viij d. de gr. » Compte du 400 e denier (n° 23357), f° iiij xx xviij. — « Trois muyds de sel, valissant la somme de ij 1. vj s. de gr. » Ibid., f° iiij " xviij *°. « -
8 « j pond pepers, iij st. 6 d. gr. >» Comptes de l'hôpital Saint- Pierre, 4520- 4524. — « j pond pepers, xiiij st. 6 d. » Ibid., 4550-4554. — « xv c livres de poivre, à xxv gr. la livre. » Compte du 400 e denier (n° 23357), f° v « xl v«.
» « xxiiij livres de noix musquades, à ij s. viij d. gr. la livre. » Ibid., f° iiij e xlix *°. — « ij oncen noten, iiij st. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4550- 4554 . — « ij oncen noten, iiij st. » Ibid., 4554-4552.
10 « Deux livres macis, à vij s. de gr. la livre. » Compte du 400 e denier ( n° 23357), f° iiij e Ij. — « cxx livres de macis, à xvj gros la livre. » Ibid., f° v « xl v°. — « ij oncen foeltye, x st. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4550-
clous de girofle, 4 fl., en 1520-1521, 1 fl. 10 s., 1 fl. 16 s., en 1543, et 2 fl., en 1548-1549 l ; — le sucre en pain, de 2 à 6 s. la livre 2 ; — le- sucre des Canaries, de 3 à 5 s. 3 ; — le sucre de Madère, 4 à 5 s. 4 ; — la cassonade ou sucre en poudre, 1 s. 9 d. à 2 s. 9 d. 5 ; — le sucre mélis, 3 s. 9 d. 6 ;
— le sucre candi, 9 gros et 5 s. la livre 7 ; — le miel, environ
1 « j once verJesen naghelen, v st. » Comptes de l'hôp. St.-Pierre 4520-4524 .
— « j once verlesen naghelen, ij st. vj d. » Ibid., 4548-4549. — »< ij oncen naghelen, v st. » Ibid., 4550-4554. — « Trente livres girofles, à v s. viij d. la livre. » Compte du 4 00* denier (n° 23357), f° iiij c Ij *°. - a Cinquante livres de girofles, à vj s. de gr. la livre. » Ibid., î° iiij c xlix *°.
a « Item, aen xxij ponden suyckers, in cleyne partyen, te diverse stondeu en pryse gehaekl, 't samen, xviij st. j d. gr.iij m. — In de Bamesmerckt gecocht, ij brooden suyckers, d'een wegende xj p., elckpont iij st. vj d. brasd., en dander, ix 4/2 ponden, elck pont iij st. vj d., 't samen xvij st. x d. gr. 3 m — Item, den iiij momboiren, na d'oude costume, elcken eene lade suyckers van eenen ponde, 'tsamen v st. gr. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4520-4524.
— « Een pont wit suycker, iij st. vj d. » Ibid., 4548-4549. — « vj ponten brootsuyckers, xxxvij st. — xij p. brootsuyckers, te ij st. vj d. 't pont, 't samen xxx st. » Ibid., 4550-4554 . — « vj e livres de sucre, valissant xj livres de gr. » Compte du 400 e denier (n° 23357), f° iiij « xxj »°. — « xxvj e livres de sucre, valissans xl livres de gros. » Ibid., f° iiij c xlv v<>. « j x « livres de sucre, de la valeur ensemble de xvij liv. x s. de gros. » Ibid., f° iiij c xlvj *°.
3 « Ung tonneau de sucre de Canaries, pesant iiij c xxx livres, à vj d. gr. la livre. » Ibid. (n° 23358), f° vij. — « Ung tonneau de sucre de Canaries, pesant ix c iiij m j livres, à ix 4/2 d. la livre. » Ibid., f° ij.
4 « Quatre pains de sucre de Madère, pesant cliiij livres, valissant la somme de v 1. xv s. vj d. gr. » Ibid. (n° 23357), f° iiij c Ij. — « Vingt pains de sucre de Madère, pesans clvj hv., valissans vij 1. iij s. gr. » Ibid., f° iiij c lj.
5 « Item, gecocht xxiiij ponden meelsuyckers, elck pont ij blanken xviij myteu, x st. vj d. gr. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4520-4524. — « xiiij p. meelsuyckers, xxxviij s. vj d. — vj p. meelsuyckers, xv st. » Ibid., 4550-4554 . — « Ung tonneau de quasonade, pesant ij c xl livres facit, v livres viij sols gr. » Compte du 400 e denier (n° 23357), f° iiij c Ixxvij.
6 « xj c livres de sucre melis, valissans la somme de xxxv liv. de gros. » Ibid. , f° ij c xlviij *°.
7 « xxviij liv. de sucre candis, à ix gr. la livre. » Ibid., f« iiij e Jxix. — - « iiij « livres de sucre candis, valissant ensemble xvij 1. ix s. gr. » Ibid., f° ij e xiiij v«. — « Deux casses de sucre candis, valissant xx livres de gros. » Ibid., f° iiij « xvij.
POLICE. 2i7
9 s. la gelte (double pot) l ; — la mélasse, 7 à 7 £ s. la gelte 2 ;
— la cannelle, 2 fl. la livre, en 1820-1521 ; 22 s., en 1550- 1551 3 ; — le safran, 8 à 9 fl. 12 s. la livre, en détail 4 , et 3 fl., en gros 5 ; — le gingembre, 9 1, 13 et 17 s. la livre 6 ; — les anis, 4 s. la livre 7 , — les câpres, 1 s. 6 d. la livre, et 9 fl. le tonnelet 8 ; — les olives, 4 s. la gelte, et 12 fl. le tonnelet 9 ; — le riz, 93 fl. le tonneau, et 19 à 27 fl. la pipe !0 ;
— les dragées, 4 s. la livre 11 ; — les sucreries, les marmelades,
* « iij ghelten honichs vj st. vj d. gr. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4520-4524. - « 4 gelte honichs, ix st. » Ibid., 1550-4554.
* « j gelte serope, vij st. — iij gelten cyropen, te vij st. vj d. de gelte, xxij st. vj d. » Ibid.
*• « iiij oncen caneelen, ij st. vj d. gr. » Ibid,, 4520-4521 . — « Een half pont caneel, xj st. » Ibid., 4550-4554 . — « Quatre livres de canelle, à v sols de gros la livre. » Compte du 400* denier (n* 23357), f° iiij c xlix »«. — « Un sacq de canelle, à xvj gr. la livre. » Ibid., f° v c xl v®. — « Treize livres de canelle, à v s. gr. la livre. » Ibid., f° iiij c lxv. — « Deux livres de canelle, valissant x s. de gr. » Ibid., f° iiij c lxv »•. — « Six livres de canelle, valiss. xxxviij s. de gr. » Ibid., f° iiij c liiij ?°.
4 « ij oncen safraen, xx st. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4548-4549. — «« j once sou fraen, xij st. » Ibid., 4550-4554.
3 « ij e xx liv. de souffran, à x s. gr. la livre. » Compte du 400 e denier ( ri 23358), f>ij« xxv.
6 « iij ponden ghymbers, xxxix st. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4550- 4554. — « iij ponden gymbers, elck pont ix st. vj d., vij st. iij m. gr. » Ibid. — « Six livres de gingembre, à ij s. x d. gr. la livre. * Compte du 4 00« denier (n<> 23357), f° iiij « lviij »°.
7 « Une boîte d'anys pesant xij livres, à viij gr la livre. » Ibid., f° iiij e I.
* « Six livres de câpres, valissans4 s. vj d. gr. » Ibid., f° iiij c lix. — « Cinquante livres de câpres, valissans vij s. viij d. gr. »> Ibid., f° iiij c Ix. — « Ung tonnelet de câpres, valissant xxx s. gr. » Ibid., f* iiij xx xvij
* « Un tonnelet d'olives, valissant ij liv. de gr. » Ibid., I 9 iiij ** xvij. — « xviij gheltes d'olives, à viij gr. la ghelte, valissans xij s. gr. » Ibid , f° iiij e iiij x» iii ▼«.
,o « Ung tonneau de riz, valissant xv liv. x s. de gros. »> Ibid., f° clx »°. — « Une pipe de riz, valissant iiij 1. x s. de gros. » Ibid., f» ij c lxxv »°. — « Six pipes de riz r de la valeur ensemble de xxv 1. de gr. » Ibid., f° ij c iiij xx iij .
" « Six livres de dragée, valissans iiij s. de gr. » Ibid., f u iiij e Ixvj.
les oranges... ! ; — la gomme, 1 s. la livre 2 ;. — la graine de paradis, 9 s. 6 d. la livre s ; — les pruneaux, 9 d., et 1 s. la livre 4 ; — les figues de première qualité dites Dodige ou Dodrechse vygen, 2 fl. le cabas 5 , et les figues de qualité inférieure, 30 à 32 s. 6 ; — les raisins secs, qui, antérieurement à 1528, se vendaient 6 à 7 s. la livre, tombèrent alors à 6 d. 7 , et ils coûtaient généralement 1 s. 8 ; — les raisins de Corinlhe coûtaient 3 s. la livre 9 ; — les amandes sèches, 3 et 9 s. I0 ; — l'huile, 10 s. 3 d. la gelte !l ; — l'huile d'olives, 1 fl. le tonnelet 12 ; —
' « Ung tonnelet de succades, marmelades et oranges. » Compte du 4 00 e denier (n° 23358), f° ij c xxiiij v<\ a « Vingt et quatre livres de gomme, iiij s. de gros. » Ibid., f° v c ix.
3 « Trois livres de graine de paradis, à xix gros la livre. » Ibid., f° v c ix.
4 « ij ponden pruynen, j st. vj d. » Comptes de l'hôpital Saint- Pierre, 4549- 4550. — « Trente livres de prônes, valissans v s. de gros. » Ibid., f° v c ix.
5 » j stuck dodige vigen, ij guld. » Ibid. — « j stuck dodrechse vigen, ij guld. » Ibid., 4550-4554.
6 « iij stucken siechte vigen, iiij gr. xvj st. » Ibid , 4549-4550. — a Trois cabaz de figues, valissans xv s. de gros. » Compte du 400 e denier (n° 23357), f° iiij c Ixj v*.
1 1n 'tselve jaer, den 22marty (4528) voor Paesschen, ende op eenen maendach in de goede weke, quamp aider eerst de spaensche vloet metten fruyte ende olie, en men hadde gecocht een gelte olie sestien oft seventien stuyvers, een pont rosynen ses en seven stuyvers, en het 's dynsdachs daer naer, had men een pont rosynen voor eenen halve stuyver. Antw. Chron., 34 .
8 « Item, aen xl p. rosyns, vj st. viij d. gr. » Comptes de l'hôpital Saint- Pierre, 4520-4524.— « xx pont rosyns, 't pont j stuyver, 'tsamen xx st. » Ibid., 4548-4549. — « xxx pont rosyns, 't pont 4 bl. 9 myt, 't samen xxvj st. 4 bl. » Ibid., 4551-4552.
9 « iij pont corynthen, ix st. » Ibid., 4549-4550. '• ■ j pontamandeleu, iij st. « Ibid., 4554-4552.
« Douze livres d'amandes, valissant xviij s. de gros. » Compte du 400 e denier (n° 23358),* f° viij c iiij " xvj.
" « vij gelten olye, te x st. 4 oort, 'tsamen iij g. j s. vj d. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4554-4552.
12 « Ung tonnelet d'huyle d'olives, valissant iij s. iiij d. de gros. » Compte du 4 00 e denier ( n° 23357 ) , f° lxxvj *•>.
le vinaigre, 3 fl. l'aime, et 2 fl. le tonneau l ; — la graine de moutarde, 10 s. le viertel ou quart de rasière 2 ; — le savon blanc, 5 s. i d. la pierre (8 livres) 3 , et le savon noir, 7 à 9 fl. la tonne 4 ; — l'huile à brûler, 12 fl. l'aime 5 ; — les chandelles, 9 s. 6 d. à 13 s. la pierre 6 ; — la cire, 4 £ et 6 £ s. la livre 7 ; — le bois à brûler dit mutsaerds-hout, 7 s. le cent 8 ;
— le bois dit wishout, 2 s. 6 d. la mesure 9 ; — le charbon de bois, 6 s. 6 d. le sac, et Ton payait 9 mites par sac pour le porter à l'intérieur 10 ; — le charbon de terre, 48 s. le muid n ;
— le charbon de forge, 6 fl. | le muid, 25 à 30 s. la rasière 12 ;
1 « Trois tonneaux de vinaigre, xx s. de gros. » Comptes de l'hôpital Saint- Pierre, f° v * xxxvij *°. — « Een half ame eecx, xxx st. » Ibid., 4550-4554 . a « Een half viertel mostaertsaerts, xv d. gr. » Ibid., 4520-4524.
3 « xij steenen zeep, xvj st. gr. » Ibid.
4 « Eene halve tonne en j quart zeepen, vj g. xv st. » Ibid — « xij tonneaux et six demy tonneaulx de savon, valissans xviij 1. xv s. de gros. — Trois tonneaux et demy de savon, de la valeur de iiij 1. vij s. gr. — Un tonneau et deux demy tonneaulx de savon, valissans la somme de ij 1. x s. gr. » Compte du 400 e denier (n° 23357), f° lxxiiij *°. — « Encores un tonneau de savon, valissant xxv s. de gr. » Ibid., f° iiij " vij v<>. — « Ung tonnelet de savon blancq et deux tonneaux de savon. » Ibid., f° cvj *°.
5 « Een half ame raepsmouts, vj g. — Een half ame raepsmouts, vj g. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4520-4524 .
6 « j steen keerssen, ij st. 4 d. 3 myt. gr. » Ibid., 4520-4524 . — « Van xviij steenen keerssen, xj g. xiiij st. » Ibid., 4550-4554.
7 « j pont 3/4 was, elck pont te vj st. vj d., ij st. x d gr, 3 m. » Ibid., 4520- 4524. — « j pont was, iiij st. vj d. — iij pont was, elck pont te iiij st. vj d., xiij st. vj d. — ij pont was, ix st. » Ibid., 4549-4550.
8 « viij c mutsaerdshout, ij g. xvj st. » Ibid., 4549-4550. « « l wissen wishout, vj g. vst. » Ibid., 4549-4550.
'° « xiiij boschcoolen sacken, elck vj st. vj d., 't samen, iiij g. xj st. - En voor te binnen dragen, elck ix myten, 't samen j s. ix d. » Ibid.
'* « Trois muyds de charbon de terre, xxiiij s. gr. » Compte du 400 e denier ( n° 23358), f°ix c xxvjv<>.
* a « ij muyds de carbons de forge, valissans ensemble ij 1. v s. gr. » Ibid. (n° 23357), f* vj c xxxiiij v°. — . « viij rasièresde carbon de forge, xxxiiij s. g. » Ibid., f° vj e xxxiij. — « xx rasières de carbon de forge, à iiij s. iij d. la
— le charbon de maréchal, 30 s. la rasière l ; — le charbon dit de chauffoir, 20 à 24 s. 2 ; — la tourbe, 1 fl. 10 s. le millier 3 .
Si en regard de ces données on place leurs corollaires, il devient possible de se former une idée de Fétat économique de la société, en prenant pour bases les revenus de la noblesse, la richesse des marchands et le salaire des ouvriers. La journée de ceux-ci était fixée, en moyenne, à 1 \ s., 2 s. pour les hommes; à \ s. 3 d, ou 1 s. 6 d. pour les femmes 4 . On
rasière. » Ibid., f° vj c xx* v °. — « ij muydz de carbon de forge, valissant ij 1. » Ibid., f° vj c xl. — « Ung muyd de carbon de forge, valissant xx s. » Ibid., f° vj c xlj. — « xx j rasières de carbon de forge, à v s. la rasière. » Ibid., f" vj c xliij.
1 « Huyt rasières de carbon de marischal, valissant ensemble ij liv. gr. » Ibid. , f° vj c xlj *°. — « xviij rasières de carbon de marescai, vall. iiij 1. x s. » Ibid., f° vj c xlj v». — « xvj rasières de carbon de marescai, de la valeur de iiij 1. » Ibid., f° vj c xlij.
* « ix rasières de carbon de chauffoir, à iiij s. la rasière. » Ibid., f° vj c xliiij *°. — « x rasières de charbon de chauffoir, ij 1. » Ibid., f° vj c xlv. — « Aultres ix rasières de charbon de chauffoir, xxx s. » Ibid., f° vj c xlv v<>.
J « iiij " milliers de tourbes, valissant xx liv. de gros. » Ibid. (n° 23358), f° vij c x.
4 « Item, betaelt, Willem Scay, van ij dagen te hoeyene, elcx s daegs ij stuvers. — Item, betaeld twee mans van twee dagen in den cruythof te wercken, elcken 's daegs, boven cost, iiij stuvers, iiij st. gr. — Item, betaelt Giel>se Derue, werckman, van alrehande wercke binnen en buyten des godshuyse gewracht te hebben, van lxj dagen elcx 's daegs, boven cost, ij Wancken, valet xxij st. x 4/2 d. gr. — Item, betaelt eenen man die heeft helpen grechten aen de coye weyde, ix d. gr. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 4547-4548. — Item, betaelt Janne de Wolf, van ij dagen 't coren te helpen meten, 't samen vij 4/2 d. gr. — Anthonis Depretere, van noten te slaen, ix d. gr. — Item, betaelt een man iiij dagen toemaet te mayen en ij dagen vlas te boken, 't samen iij s. gr. » Ibid., 4548-4549. —Item, betaelt eenen man van iij dagen te maeyen, elcx daegs ij stuvers, xviij d. gr. — Item, den selven, van ij dagen in 't godshuys te graven in den wyngaert, xij d. gr. — Item, eenen man, van eenen dach te maeyen, vj d. gr. » Ibid., 4520-4524. — « Aen des goidshuys, hantwerckere van lxix dagen, dat hy in 't goidshuys gewracht heeft, boven den
payait environ i s. à un maître-ouvrier '; 9 s. à un maîtremaçon, dans les longues journées, 7 s. 6 d. dans les courtes ; 7 s. 6 d. ou 6 s. à ses compagnons; 7 s. 6 d. à un tailleur de pierre 2 ; 3 s. à un couvreur 3 ; 6 d. pour le ramonage dune cheminée 4 ; le boucher recevait A s. pour Tabatage d un bœuf, et le tueur 1 s. 6 d. par porc 3 , etc. Dans un autre ordre de la société, on trouve que le médecin a 2 s. par visite 6 ; le vétérinaire, 1 s. 6 d. 7 ; le barbier ou chirurgien^ environ 9 d. par saignée 8 ; le prêtre, 2 s. par messe basse; et 3 s. par
cost, 's daegs j 4/2 st., valet v g. iij st. vj d. — Aen den selven, voer syn ordioaris loon boven syn lynwaet, deo welck hem toegevuecht is, ij g. — Aen ij werckmannen, voer j dag, iiij st. vj d. — Aen ij werckmans, voer ij dagen, îx st. » Ibid., 4 549-4550.
N « Item , betaelt Barbelen Stalpaerts , van iiij dagen hulpen wasschen , xix d. 4/2 gr. vj m. — Item, betaelt twee vrouwen van ij dagen te boeyene, elcx s daegs j 4/2stuver. » Ibid., 4547-4548. — Item, betaelt twee vrouwen van in t goidshuys te helpen wasschen en schueren, ij dagen, 't samen ij st. iij d. gr. — Item, betaelt iij vrouwen van ij dagen toemaet te hoyen, xviij d. gr. — Item, betaelt eene vrouwe van viij dagen vlas te zwinghen, ij st. gr. » Ibid., 4548-4549. — « Item, betaelt twee vrouwen die ij dagen in 't raeperuyt gewied hadden, xij d. gr. — Item, betaelt twee vrouwen van uit godshuys te helpen schueren, xij d. gr. »> Ibid , 4520-4524 . — « Aen xiiij vrouwen die in 't goidshuys een dag gewracht hadden, xxviij stuvers. — Aen ij vrouwen die in H goidshuys ij dagen gewracht hadden, vj stuvers. » Ibid., 4549-4550.
1 « Aen den opperknape, van xij 4/2 dagen, 2 g. iij st. j oort. » ibid., 4549-4550.
a Voir page 68, note 7.
3 « Item, aen den ticheldeekere, voor xxiij daghen, iij g. xviij st. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre;
4 « Item, aen een schaeveger, voer ij schaeyen vegen, j st. » Ibid.
5 « Item, aen den vleeschouwere, van ij ossen en v verkens te slaen, t samen ij st. xj d. gr. » Ibid., 4547-4548. — « Item, aen Peeteren, den vleeschouwere, van ij ossen te slaen, ij st. gr. — Item, van v.verckens te slaen, xxij 4/2 d. gr. » Ibid., 454M520.
6 « Item, aen meesteren Janne, den medecyn, van zusteren Claren en zuster Lysbetten wateren te beziene, vj d. gr. » Ibid.
7 « Item, eenen man, van den grooten hont te beziene of hy quaet was, iiij 4/2 d. gr. » ibid., 4518-4549.
8 « Item, betaelt eenen barbier van xiij persoonen ter aeder te laten, 't samen
messe chantée '; le prédicateur, 4 s. par sermon \ On a vu Marguerite d'Autriche accorder à Bernard Van Orley une pension d'un sou de gros par jour, et il résulte de contrats que les architectes avaient un traitement de 4 livres 10 s. de gros ou 18 fl. par an, soit environ 3 d. de gros ou 1 s. par jour 3 . Inutile d'ajouter que ce traitement fixe, inférieur au salaire de l'ouvrier, s'accroissait du prix des plans et des travaux , qui leur étaient payés séparément. L'arpenteur opérant seul recevait 12 escalins par jour, et 16 lorsqu'il était accompagné d'un serviteur 4 . Enfin , les personnes qui se retiraient ou qui étaient placées dans des hospices, y payaient une pension de 15 à 16 fl. par an 5 . En tenant compte de la valeur actuelle des monnaies, on remarquera que pour beaucoup d'objets, les prix n'ont guère varié; mais, fait triste à signaler, le salaire de l'ouvrier était bien plus élevé alors qu'il ne l'est de nos jours, et cette anomalie nous semble Tune des causes les plus réelles et les plus graves des perturbations sociales dont notre époque est menacée.
ij st. gr. » Compte précité, 4 54 7-4 54 8 . — « Item, meesteren Roelant, barbier, van v persoonen ter aeder te laten, 't samen xij d. gr. — Item, meesteren Roelant, barbier, van xj zuster ter aeder te laten, 't samen, xxj d. gr. » Ibid., 4549-4320.
' « vj missen, xij st. — j gelesen messe, ij st. » Ibid., 4550-4554 .
« j gesongen messe, iij st. — v gesongen missen voer den pestilentie, xv st. » Ibid.
' « vj sermoenen te iiij st., 't samen xxiiij st. » Ibid.
i « Mathieu Kelderman, maître ouvrier de la tour de l'église d'Anderlecht, recevait, en 4524 , un traitement annuel de 48 florins du Rhin ou 4 liv. 40 sous de gros. C'était le même traitement qui avait été alloué, plus d'un siècle auparavant, aux architectes de l'hôtel de ville de Bruxelles. » Voir M. Wauters, Histoire des environs de Bruxelles, I, 48.
4 Art. 94 de la coutume d'Ypres.
5 « Ontfaen van meester Alexander Madoets, voer zynder dochter montcost van een jaer, iij p. xix st. gr. — Ontfaen van der vrouwen T'sconincx, van
Afin de réprimer les « désordonnées beuveries et yvrogneries en divers cabarets, tavernes et logis tenus en lieux détournés, hors villes, bourgs et villaiges, au dehors des grands chemins, et lors des dédicaces, fêtes et kermesses, » et de prévenir les « débats, homicides et autres inconvéniens en résultant, » Fédit de 1531 statua que toutes les fêtes locales, kermesses et dédicaces auraient lieu à une seule et même époque, fixée par le gouvernement, de l'avis des conseils provinciaux; de plus, la durée de ces fêtes fut limitée à un jour, et une amende de 30 livres imposée aux contrevenants. Il fut interdit de tenir tavernes, cabarets ou auberges en lieux détournés, hors villes, bourgs, villages, hameaux, rues publiques et chemins royaux, sous peine de 20 carolus d'amende pour les hôtes, de six carolus d'or pour quiconque y serait trouvé buvant ou logeant. Les magistrats communaux eurent la faculté d'autoriser l'ouverture de tavernes ou de cabarets de l'espèce, les dimanches et les fêtes de l'église, mais avec défense, sous peine d'une amende de 60 gros, monnaie de Flandre, d'y boire aux heures de grand'messe ou de vêpres.
Les dispositions de cet édit relatives aux noces et aux bap* têmes indiquent l'importance que nos aïeux donnaient à ces solennités. Il fut défendu (et un édit du 22 mai 154-6 corrobora cette défense) d'admettre au banquet nuptial plus de vingt personnes choisies parmi les plus proches parents ou les amis des mariés, et d'en prolonger la durée au delà du lendemain à midi. Toute contravention à cet édit était punie d'une amende de 20 carolus d'or, payable par les amphitryons et par les convives. Cette sévérité était nécessaire pour maintenir
haeren montcost van een jaer, iiij p x st. gr. — Ontfaen van M. Baltazar Van Vlierden voor zynder huysvrouwen dochter montcost, van een jaer, iij p. x st. gros. » Comptes de l'hôpital Saint-Pierre, 1520-4524.
Tordre public, trop fréquemment troublé, soit au sein de ces réunions tumultueuses, soit au dehors, le mariage servant souvent die prétexte à d'étranges exactions. «D'un côté, la jeunesse de l'endroit exigeait qu'on lui livrât quelques mets du régal ; ailleurs, nommément dans le quartier d'Anvers, les mariés, mette les pauvres, étaient contraints de payer un tribut en boissons, s'ils ne voulaient pas exposer à d'odieuses vengeances leurs possessions ou leurs personnes. Dans le pays d'Outre-Meuse, le remariage d'un veuf ou dune veuve était le signal d'un épouvantable charivari, qui se renouvelait toutes les nuits, pendant des mois entiers, et dont les époux ne se rachetaient qu'à prix d'argent. En Hainaut, vers la limite du pays de Liège, le charivari accueillait l'étranger qui allait prendre femme dans un endroit et s'y établir. La contribution, qui était le prix de son repos, se nommait droit de valtonage. Dans le Condroz, au pays de Liège, on arrêtait les mariés au retour de l'église, on les déshabillait, on leur faisait souffrir mille avanies pour les mettre à rançon '. »
Les baptêmes devenant également un prétexte pour exploiter la générosité des parrains, l'édit de 1531 ne permit plus d'accepter des présents faits à cette occasion. Le parrain ou la marraine qui enfreignait cette défense, les parents qui recevaien t un don quelconque, devinrent passibles d'une amende fixée au double de la valeur de l'objet reçu. Il n'y avait d'exception que pour le baptême des enfants pauvres; envers ceux-ci la libéralité des parrains et des marraines n'était point restreinte, parce que dans ce cas « elle étoit inspirée par Dieu et par la charité. » Ces prescriptions trop absolues et trop contraires à d'anciens usages, furent éludées ; le gouvernement lui-même
* M. De Facqz, I. c, 349.