PAIX AVEC LA FRANCE. M
Tais état de ses floaDces, par saite de la guerre de Grenade et de ses opérations dans le Roussillon, mais, en partie xnssi, son esprit d'économie habituel, (jui lui faisait, diETé^ remment de son illaslre époDse, restreindre ses subsides au strict nécessaire. Heureusement le génie du Grand Capitaine fut assez fécond en ressources pour suppléer h l'insuffisance des secours qu'il recevait, et les brillants succès de GonsaNe dissîmalèreDt la mesquinerie deâ préparatifs faits par son maître.
Les guerres ilaliennes furent d'une extrême importance pour les Espagnols; jusqu'à celle époque, ils aYaient été renfermés dans les étroites limites de leur péninsule, ignorant ce qui se passait dans le reste de l'Europe et n'y prenant aocuo inlérôl. Un monde nouveau leur fat alors ouvert; ils apprirent i connaître leur force en lullaot avec d'autres peuples sur un tbéàtre commun, et, te succès leur inspirant une plus grande confiance, ils se crurent appelés sur une scène où les attendaient de plus glorieux triomphes encore.
Ces guerres furent également une précieuse école de lactique. La croisade contre Grenade avait peu k peu formé et laçoQDé à l'obéissance une milice courageuse, patiente, capable de supporter les fatigues et les privations. Celait là un grand progrès sur les habitudes indépendantes et déréglées de la soldatesque féodale. On entretint d'excellentes troupes légères, familiarisées avec les manœuvres irréguiïères et sauvages des guérillas; mais on manquait encore de cette infanlaie solide et bieo disciplinée, qui, avec les progrès de Fart militaire, parut devoir désormais décider du sort des batailles en Europe.
Lee campagnes de Calabre, qui leur fournirent jusqu'à nn certain point l'oecasion de déployer leur tactique, don-
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nèreal heureusement aasai aax Espagnols celle d'étudier h loisir la tactique de teurs adversaires. La leçon ne fut pas perdue; avant la fin des hostilité, des ianovatioBs impor* tantes furent iulrodaitea daos la discipline et daas les amws du soldat caBtiltao. La pique ou lance suisse, que Gonsalve de Cordoue avait, comme on l'a vu, mêlée avec l'épée coartâ des TantassiDs, devint f arme régulière du tiers de l'infanterie. La division des différents corps de cavalerie et d'infanterie fut opérée d'après des principes plus scieutiSquea; tout, en un mot, fut complètement réorganisé.
Avant l'expiration de la guerre, des préparatifs furent l^ito pour la formation d'une milice nationale, & la place de l'ancienne bermandad. Des lois réglèrent l'équipement de tout individu , d'après l'état de sa fortune. Une loi défendit de saisir pour dettes, môme envers la couronne, les armes d'an homme, et interdit aui forgerons et aux autres artisans, sous des peines sévères, de convertir celles-ci en d'autres objets. En i496, on fit un recensement de tous les hommes valides, et, dans la même année, par une ordonnance datée de Valladotid, 33 février, il fut décrété que sur douze habitants, de vingt à quarante-cinq ans, an servirait l'État, soit au dehors , soit à l'intérieur du pays. Les onze autres ae devaient être appelés qn'en cas de nécessité nigente. Ces soldats étaient pajiés pendant toute la durée de leur service et jouissaient de l'exemption d'impôts, accordée seulement au clergé, aux hidalgos et aux indigents. Une revue générale de cette milice et une inspection d'armes devaient avoir lieu, tous les ans, aux mois de mars et de septembre; des prix étaient décernés à ceux qui étaient le mieux équipés ou le mieux exercée. Gr&ce à ces mesures judicieuses, le ciioyen, sans né^iger ses occapations, devint peu à peu capable de
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coDtribaer à ta défense nationale, et, sans faire sapporter an pays la lourde charge d'une nombreuse armée permanente, le gouvernement ent constamment à sa disposition, pour les employer comme l'exigeait le h\&a général, toutes les forces vives de la nation.
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