‹ Histoire du règne de Ferdinand et d'IsabelleChapitre 22 sur 73 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

P«llTt«DB CAL6RIALB DE L'BSPAfillE.

SoIlicdWe do goQTemement enven les colonies. — Ântorisation donnée aox entreprises particnliferea. — Importantes ooncesaîona de la conr de Bnme. — Frosâytisine générenz de U leîne. — Profits imtn6dista des déoonvwtes. — Résultats morwz de œllee-oi. — Leni étendus géogmphiqne.

Noos avons difiëré jusqn'ici, pour ne pas ioteirompre le récit des aventures personnelles de Colomb, l'examen de la politique suivie par le goaTememeot espagnol, du vivant dlsabdle, à l'égard des colonies. Nous allons œainleDant «squisser rapidement cette politique, autant que nous le permettent des renseignements insuffisants. Ce sujet que Dons ne pouvons traiter complètement a de l'importance, «ar il s'agit des gennes du vaste système qui fat appliqué pins tard.

Ferdinand et Isabelle manifestèrent dès les premiers temps nne curiosité ardente et éclairée h l'égard de leurs nouveanx domaines; ils demandèrent constamment II l'amiral des détails sur le a^, le climat, les productions végétales et

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minérales de ces régions , particDlièremeot sar le caraclère des peuplades sauvages qui les habitaient. Ils témoigaèreot, comme nous l'avons déjà dit, une extrême défâ^nce aui conseils du grand navigateur et fournirent généreusement à la colonie naissante tout ce qui lui était nécessaire pour subsister et prospérer. Grâce à leur prévoyante sollicitade, l'Ile d'HispanioIa, peu d'années après sa découverte, possédait les animaux domestiques, les fruits, les végétaux les plus importants de l'ancien monde, et plusieurs de ces espèces ont continué à être pour elle la source d'un commerce plus lucratif que celui des produits de ses mines d'or, objet de tant d'espérances *.

On encouragea l'émigration par des ordonnances royales empreintes d'un esprit libéral. Les émigrants avaient le passage libre, étaient exempts d'impôts, avaient en pleine propriété les terres qu'ils s'engageaient k cultiver pendant quatre ans et recevaient gratuitement des grains et des animaux pour leurs fermes. L'importation et l'exportation étaient affrancbies de tous droits ; plus tard il n'en fut plus ainsi. Cinq cents individus, y compris des savants et toute espèce d'artisans , furent envoyés à flispaniola aux frais du gouvernement. Pour assurer la tranquillité de l'ile, Ovando fbt autorisé !i rassembler les habitants dans des villes, qoi jouirent des mêmes privilèges que celles de la mère-patrie, et l'on engagea un grand nombre de gens mariés k s'y établir avec leurs familles, afin de rendre l'établissement plus solide et plus durable.

* Cela est bien proaré par l'oidonnaoce da 6 ootobro 1601 , qni lenfenBC nne longue ^numération des objets aoamis anz droits et moidre avec quelle cigueui cette lourde tue fut tout d'abord imposée .' SUT les produits les plus importants de l'industrie humaine.

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