‹ Histoire du règne de Ferdinand et d'IsabelleChapitre 36 sur 73 · HITASIOK FRANÇAISE EN ESPAGNE · texte numérisé non relu

HITASIOK FRANÇAISE EN ESPAGNE

FerdioaDd qu'hamiliants et dësastrenx pour Lonis XH, qni avait TD ses troopes repoossées de Ions c^tés, et ses flottes, ses puissantes armées s'évaDOnir, comme par enchantement, CD moins de temps qu'il n'en avait fallu pour les équiper. L'Espace dut, sans doute, en 1res grande partie, ses succès k Forganisation meilleure de sa milice nationale et k l'excellente discipline qu'y introduisirent les souverains, & la fin des guerres de Grenade; aatremeot il n'eut guère été possible de concentrer aussi rapidement, sur un point éloigné, de si grandes masses d'bommes, tons bien équipés et habitués à un service actif. La nation ressentit de bonne heure l'influence de ces sages dispositions.

Mais cette campagne est, en définitive, moins mémorable, comme nn signe de la puissance de l'Espagne, que comme une preuve de la vigueur da intiment national, qui seul fit éclater cette puissance. Au lien de ces petites el mesquines jalousies locales, qui avaient si longtemps séparé les- populations des difTérentes provinces et surtout des royaumes rivaux de Castille et d'Aragon, /était développé peu à peu nn sentiment national, tel que celui qui rattache l'une à l'autre les parties constituantes d'une grande communaoté. A la première nouvelle d'une invasion française en Aragon, tonte la Castille, depuis les vertes vallées du Guadalquivir jusqu'aux âpres montagnes des Asturies, avait répondu à l'appel qu'on lui faisait, en envoyant une foule de guerriers pour chasser les envahisseurs et les refouler dans leur pays. Quel contraste avec la froideur, avec l'hésitation manifestées par ce même peuple, nue trentaine d'années auparavant, lorsque le père de Ferdinand, Jean II, luttait seul dans le Roussilloo contre toutes les forces de la France! Telles étaient les suites de l'heureux mariage qui avait ramené sous

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aae seule aulorité les peiites tribos faostiles de U péninsalc, et qoi, en créant des iotéréts commons , no principe d'iciioD barmoDÎeux, les préparait sileDcieuaenient i coasliiQer une grande natioD commnoe, telle que l'avait faite la

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