MORT D ISABELLE
yeai voyaient le ciel ouverl devant elle, et, lorsqu'elle rendit le dernier soupir, ce fut aa milieu des larmes et des lamentations aniverselles de son peuple.
Cest dans cette constante affection vouée ii sa souveraine par la nation tout entière, que nous trouvons l'hommage le plus sincère rendu aux venus dlsabelle. Depuis cette époque, en Espagne, ijuelques-unes des mesures les plus funestes, prises sous ce règne, ont trouvé faveur et se sont perpétu<^Gs, tandis que tfes plus sages ont été oubliées. Cela pourrait nous donaer une fausse idée du mérite réel de cette reiae; pour mieux l'apprécier, nous devons entendre les contemporains qui out vu le pays, tel qu'il était au commencement de ce r^ne et tel qu'il fut transformé dans le cours de celui-ci; nous verrons alors tous les écrivains, étrangers on nationaux , s'accorder pour répéter les mêmes éloges. Les Français et les Italiens célèbrent à l'envi les gloires de ce règne et la magnanimité, la sagesse, la pureté de caractère de la souveraine. Les sujets de celle-ci la proelameat ■ le plus brillant modèle de toutes les vertus, ■ et pleurent le jour de sa mort comme ■ le dernier jour de la prospérité et du bonheur du pays. > Ceux qui approchaient de sa personne admirent, de leur cdté, ces vertus aimables, qai ae se révèlent pleinement que dans le cercle étroit de la vie intime. La postérité a ratifié ce jugement; les Espagnols les plus éclairés de notre temps, sensibles aux fautes d'Isabelle, mais plus capables que les contemporains d'apprécier son mérite, rendent bomoiage à ses vertus, et, indifférents à la grandeur vantée des monarques, ses successeurs, dont l'éclat éblouit les yeux du vulgaire, ils parlent avec eothousiasme dlsabelle, comme du plus grand de leurs rois.