CONDCËTE DE LA NAVARRE
-articles de ce trailé, avant même qa'il fût signé '. Son armée éuit restée ioactive dans ses quartiers, autour de Vittoria, depuis le débarquement des Anglais. Il vit qu'il n'y avait plus rien k espérer des négociations, et, voulant prévenir le coup lient il était menacé, il ordonna à son général d'envahir snrle-champ la Navarre et de l'occuper.
Le duc d'Albe passa la rrontière, le SI juillet, proclamant -qu'il ne ferait aucun mal !i ceux qui se soumellraient volontairement; le 25, il arrivait devant Pampelune. Le roi Jean, qai, pendant tout le temps qu'il avait joué avec le lion, n'avait pas fait des préparatifs de défeoBe, avait déjà fui, laissant les habitants traiter avec l'ennemi, comme ils le pourraient. Le lendemain la ville se rendit, sur l'assurance que l'on respecterait ses franchises et ses immunités, ■ circonstance, > s'écria dévotement le roi catholique, < dans laquelle on distingue facilement la main de Dieu, dont l'intervention miraculeuse a été visible dans toute cette expédition, entre- .prîse pour te bien de l'Église et l'extirpation de l'hérésie .maudite. >
Sur ces entrefaites, le prince Jean, retiré k Lumbier, avait réclamé l'assistance du duc de Longueville, qui campait sur la frontière du nord pour couvrir Bayonne; mais ce général, craignant les Anglais qui occupaient le pays de Goipuscoa, n'osa pas affaiblir son armée par l'envoi d'un détachement dans la Navarre, et le malheureux roi, aban-
* Un secrétaire privé da roi Jean de Navarre fut tné dans son sommeil par aa m^tresse ; ses papiers , renfennant les principales atipolations du traité projeté avec la France , tombèrent dans les mains d'un prêtre de Pampelone, qui, espérant une récompense, les livra à Ferdinand. Le fait est rapporté par Martyr dans une lettre du 18 juillet ISIS; l'eiactitade de ce récit est attestée par la conformité des conditions proposées avec etHes du traité conclu.
ut RËCME DE ?EnniMAND ET n'iBABELLB.
à&Bué i la fois pBF Ks sujets «t par son nonv^ bHM, dni paner les moDtagMs et oe TéTagiar erec tn ftmillc <» ffraoee.
Le dnc â'Àite ^wnrsuivit sod nceës , sans pwdR île teinps; il commença par {rablier une prodafmatioo deferdinaDd , lequel déclarait n'aroir d'aubre intention qae if(Kcapet te paya, en garantie des disposithMis pacifiques de ses souvenint, jusqu'à la fin de l'expédition contre ta Guïcdm. Quoi qu'il en «oit, le duc rencontra si p«a de résistaoce, qa^en mohis de quinze jours II avait parcoara et EoaDii& pves^ toflteh bsnie I^avarre. H ncfattat pas-plus longtmtpB pooT détruire une monarchie qui , malgré la rose et ta vietenoe, <arvaît maintenu sen -îndépeBdanGe, sauf -en cerlatasimoinenls, ptRidast sept siècles.
^&a voyant ees . événements extraordinaires, nous sommes porté & 'mettre «a doute le tolent et le courage d'an prinoe, qni 'pouvait ai facflenient et sans coup Yérir perdre sod royaume. Jean avait 'Cependant prouvé, «s plus d'une «ecasioD, qu'il ne manquait oi de l'une ci de l'autre de eesqn* tités; mais il ne Convenait pas, il l^t l'avoner, au tanps rude et agîtéob il vécut. Il était aimable, ami du plaisirei si peu jaloux de sa -dignité royale, qu'il prenait «a part des danses et Des divertissements de ses plus humbles sojetB; son {tlDS grand.défout était la Tacillté avec laquelle il sereposait du l^rdeaiU'du gonvernemeat «ar des Tavoris, qui n'étiieet pas toujours dignes de sa CQofiance. Il aimait les lettres; c'est son plus beau titre à la gloire. Il n'était malheureotement pas capable de se tirer de sa position périlleuse, ni de lutter avec un adversaire rusé et résolu. Des hommes dosés de plus grands talents que lui n'auraient peut-être pu faite davantage ; le temps était arrivé oîi , selon le cours régaliv
f|es.(^0;^s, Ip ^i^ayarre devait tomber, daj;is ,1a dépcai^ce des.^eu^ Ipr^des j>atiofi^, 9^ y9isiQe^;,gai,;attii;é<;^^.tia forc^ D^tu^l|e ^t pitr s^.r^jble^e po]iti(^e, devai/çi^^ ifoe fois délivrées de Ij^qrs.dis^psioD^ iQte3tiiies,.réc|ajD^,lQhacnqç 1^ moitié q^i^i seq^ttlait desti^^e à.i^^eoçmpiç^^^jfps ses HiQites territc^me^. Qes .éyéj^emeii.^ p^Uc}f{i^,|UMi- T4|eDt..^çcéIérï!r op.i;etardçr ce résulLat,,^|i^.iI.Q,'étaU.pas afi pouvoir i]ja ^éiiiË,himiaia de remfiécl|^r,. . , .. . . ; j
Le roi d'^^ragon, qyi se voyait ^m^pfi^ i]f .c^,j^<la France, résoiul de .ne pas attendre l'ai^iq^e; ,ii ,pi;^qf^a donc ^ SQO général de. passer l^s ,PfréQ^çs,et.|d'QCCfiDer la ff^l^ Navarre. ]1 çoiiiptait. m^is.^tort, sur I^pj)iii,des^- Hl^ii; .le marquis de .Dorset qllé^a,^»'^ oaose (}|i teipps pris par |a conquête (le fa Navarre, il ^çfj^ittrojijitrd pgur .^enter une e:fpédiLioii contçe laiGpïçfiiK, q)ii ay^jt.,^é ^n^se «p état de défense. Il.d^lai:a haulei^ept qi}.etaop paître avait été la dupe da roi d|Aragon, qui pe,^'était ^tvi,^^ son allié que jiQur agraadîr ses propres Ëtat8,„et, en dépit de toutes les remontrances, il ^e rembarqua ffvçc toutes ses troupes, sans attendre des ordres;,* procédé,,» ditFerdi- Daad, dans une de ses lettres, « qui^m'afOige prorond^ipent k cfi.use de la tache qu'il imprime an nom du roi^sérépissime, mon gendre, et à la gloire de,|a;aatiQn apglai^, si distinguée jadis par son esprit ^^ventureux et chevaleresque. *
Le duc d'Albe, seul, n'était pas en état de tenir télé, aux Français sous le commandement du duc de Longueville, qui Tenait de, recevoir le corps de vétérans ramené d'[t^ie par le brave La Palice ; il Taillit même être écrasé entre les deux armées et ne réassit qu'en devançant de quelques heures La Palice, h se retirer en bon ordre par le débité de Rouce-
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tu RËGNB DE FRRDIKAND ET D ISABELLE.
vaux et à se jeter daos Pampeluue. Il Tut bienlàt rejoint par te général français , accompagné de Jean d'Albret. Lu 27 novembre, tes assiégeants donnèrent, mais en vain, hd assaut furieux k la ville; les deux jours suivants, ils recommencèrent t'attaqae, sans plus de saccès. Mais ils manquaient de vivres et, après un siège de quelques semaines, apprenant l'arrivée prochaine de nouveaux renforts condaits par le duc de Najara, ils levèrent le camp et repassèrent les Pyrénées; le malheureux roi de Navarre avait perdu toni espoir de remonter jamais sur son trône.
Le 1" avril de l'année suivante, 1515, Ferdinand cddcIui avec Louis X[[ une trêve , relativement à leurs possessions respectives à l'ouest des Alpes ; elle devait durer un an et fut ensuite renouvelée pour le même laps de temps. Cet arrangement, par lequel Louis XII sacrifia les intérêts de son allié, Jean d'Albret, donna an roi d'Aragon le temps de se fortifier dans ses nouvelles conquêtes, tandis qu'il laissait la guerre ouverte dans un pays où, il le savait bien, d'autres étaient plus intéressés que lui-même à la poursuivre aver vigueur. Ce traité, il faut le reconnaître, pouvait mieux se justifier au point de vue de ta politique qu'à celui de la bonne foi. Les alliés se plaignirent hautement de la perfidie de Ferdinand , qui avait sans scrupule trahi l'intérêt commun , en délivrant la France des craintes d'une invasion en Guyenne. L'homme qui agit mal ne peut alléguer peur s» justification que d'autres n'ont pas agi mieux; mais celai qui se rend coupable d'une perfidie, et il n'y avait ancno des alliés qui ne se fut montré déloyal, n'a pas te droit de se plaindre qu'on soit perfide à son égard '.
' Le 5 anil, nii traité fut conclu n Mali'nes au nom de Ferdinand, do ni