IV. 5i
dupes de Patersonne s'était non plus demandé comment des colons du comté deFife et du Lothian, qui n'avaient jamais de leur vie subi les ardeurs d'une brûlante journée d'été, pourraient impunément briser des mottes de terre et porter des fardeaux en restant exposés aux feux d'un soleil vertical. On aurait dû se souvenir que ces colons seraient obligés de faire eux-mêmes ce que les colons anglais, français, hollandais ou espagnols, faisaient faire par des nègres ou des Indiens. Il était vraiment rare qu'un blanc libre des Barbadcs, de la Martinique, de la Guyane ou de Panama, fût employé à la culture delà terre. Mais les Ecossais qui s'établirent à Darien ne devaient pas avoir d'esclaves au commencement; il leur fallut, par conséquent, creuser la tranchée autour de leur ville, bâtir leurs maisons, labourer leurs champs, fendre le bois et puiser Teau de leurs propres mains. Celte vie et ces rudes travaux, dans une telle atmosphère, étaient au-dessus de leurs forces. Les provisions qu'ils avaient apportées n'étaient pas de bonne qualité, et le temps et le changement de climat ne les avaient pas améliorées. Le yani et le plantain ne convenaient pas à des estomacs accoutumés au bon gruau d'avoine ; la chair des animaux sauvages et la graisse verte de la tortue, luxe inconnu alors en Europe, ne pouvaient guère y suppléer, et il ne fallait pas attendre aucunes provisions des établissements étrangers. Cependant, durant les mois frais qui suivirent immédiatement l'nccnpafion de l'isthme, il v eut \)cu de morts, mais.
est encore resté en Écossp ol en Anglelciro à diverses localités relalivenient plus iil)rit6os et mieux exposées au soleil que d'autres. a. r.