‹ Histoire du règne de Guillaume III (volume 3)Chapitre 111 sur 147 · IV · texte numérisé non relu

IV

vants avec un juste dédain. Le juge stupidc demanda à Gaith ce qu'il pouvait répliquer au témoignage des matelots. « 31\lord, répondit Garth, je dis qu'ils se trompent. Je vous trouverai autant de matelots que vous voudrez, prêts à attester par serment qu'ils ont vu le vent obéir à un coup de sifflet. »

Le jury reconnut l'innocence des prisonniers. De retour chez eux, tous ceux qui avaient assisté au jugement déclarèrent que l'auditoire avait applaudi au verdict, et que les Stouts eux-mêmes paraissaient convaincus de leur erreur. Il est certain, cependant, que la malveillance du parti vaincu n^ tarda pas à se montrer encore aussi violente que jamais. La vie des quatre hommes qu'on venait d'absoudre fut encore attaquée au moyen du procédé le plus absurde et le plus odieux de notre ancienne loi : l'appel du meurtre '. Cette attaque échoua aussi. A la fin tous les artifices de la chicane furent épuisés, et il ne resta plus à la secte et à la faction désappointées d'autre ressource que de calomnier ceux qu'elles n'avaient pu assassiner. Dans une suite de libelles, Spencer Cowper fut voué à l'exécration publique. Mais le public lui rendit justice. Il devint éminent dans sa profession, et finit par s'asseoir, avec l'approbation de tous, sur le banc judiciaire, où il se distingua par son humanité envers les malheureux qui étaient cités à la barre, comme il l'avait été lui-même. Plusieurs môme de ceux qui s'occupent rarement de généalogie apprendront peut-être avec intérêt qu'il fiif

' Appeal of murdcr. Cet appel ayant disparu de la loi ni)gl;ii<(\ l'accusé absous par le jury csl aujourd'hui mis immi'dialomenl on liberté.

Page 1