CHAPITRE I. ôl
Pendant ce temps-là il semblait que le senliment en faveur d'une armée régulière faisait des progrès dans la Chambre des communes. La démission de Sunderland avait bien disposé plusieurs lionnèles députés. Les chefs whigs faisaient tous leurs efforts pour rallier leurs adhérents, tenaient des réunions à la taverne de la Rose, et représentaient ("ortfMnent les dangers auxquels le pays serait exposé s'il n'avait qu'une milice pour sa défense. L'opposition prétendait qu'on n'épargnait ni la corruption ni les promesses. Les ministres se flattèrent enfin que la motion d'Harlcy pourrait être rapportée. Le 8 janvier ils essayèrent de nouveau leurs forces et furent encore défaits, quoique par une majorité moindre que la première fois. Cent soixante membres votèrent avec eux : cent quatre-vingt-huit se déclarèrent pour le vote du 11 décembre.
(Jn remarqua que dans cette division les ofliciers de marine, avec Rook à leur télé, votèrent contre le gouvernement ^
Il était nécessaire de céder. Tout ce qui restait à faire était de donner aux termes de la motion du 1 1 décembre le sens le plus favorablt^, car ils étaient
met en scène les passions qui agitaient la s ovitjlc en ce Icmps-lù. L'alderman Smuggler, voyant le colonel Standard, .«'c'crie: « Voilà u.i autre fléau de la nation, un habit rouge avec un plumet — Je suis licencié, répond le colonel ; ce malin mèuie. à Hydc-I'ark, mon brave régiment a été congédié, mille hommes, hier pareils à des lions, sendilaiLiil aussi timides que le troupeau de dain)s qui pai.-sait à côté d'eux. — Fal al deral ! s'écrie l'alilerman. je veux l'aire ce soir un feu de joie aussi haut que la colonne de la Cité. — Un l'eu de joie, dit le colonel, cœur sec que vous èles, si ces braves gens ne vous avaient pas défendu avec leurs sabres, il y a longtemps que voire maison aurait servi à faire un feu de joie, à votre barbe.» ' \: Ermitage, janv. ^ 1098.
suscoplihles d'iiilerprélations très - différen les. Les troupes qu'il y avait en Angleterre, même en l'année 1G80, formaient à peine cinq mille hommes. Mais la garnison de Tanger, et les régiments à la solde de la fédération batave qui, servant à la défense de l'Angleterre contre un ennemi étranger ou domestique, pouvaient élre considérés comme faisant en quelque sorte partie de l'armée anglaise, s'élevaient au moins à cinq mille de plus. l)c la motion du 11 décembre, les ministres tirèrent la conclusion que l'armée devait consister en dix mille, et la Chambre y acquiesça. Il n'était pas regardé comme nécessaire que le Parlement fixât comme à présent le chiffre de l'armée de terre. Les Communes pensèrent qu'elles limiteraient suffisamment le chiffre des soldais en limitant la somme que foulait l'entrelicn de ces soldats. Quelle serait celle somme? Ce fut là une question très-discutée. Harley ne voulait accoi-der que trois cent mille livres sterling. Montagne s'elforçait d'en obtenir quatre cent mille. La Chambre pensa généralement qu'IIailey n'en offrait pas assez et que Montagne en demandait trop. Enfin, le M janvier on vota trois cent cinquante mille livres sterling. Oiialriî jours apiès la Chambre décida que les officiers licenciés recevraient la dtiiii-solde, juscpi'à ce qu'il fût autrement pourvu à leur sort. La demi-solde devait être considérée par eux connue une mise en disponiltililé autant (pie connue une récompense, vole imjiorlant en ce sens que si une guerre venait à éclater, la nation pourrait réclimer les services de militaires ayant l'expérience de leur état. Le ministre réussit par la suite à obtenir, nr^dgré la résistance d'une partie de