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des charges et du taux du change, était d'environ (juatrc mille livres sterling.
Le succès du rapport fut complet. La nation et ses représenlants haïssaient les taxes, haïssaient les favoris étrangers, haïssaient les Papistes irlandais, et voici qu'il paraissait un document qui faisait entrevoir pour l'Angleterre la possibilité de se décharger d'une grande partie des taxes qui l'accablaient aux dépens des courtisans étrangers et des Irlandais papistes. Un grand nombre de personnes, au dedans comme au dehors du Parlement, ajoutèrent une foi entière à l'estimation que les commissaires, en l'absence d'informations certaines, avaient faite par une folle conjeciure. Elles ajoutèrent également une foi entière à la prédiction qu'une enquête rigoureuse découvrirait une foule de traîtres qu'on avait jusqu'alors laissés échapper avec impunité, et qu'ainsi il serait fait une addition considérable au territoire déjà si étendu qui avait été confisqué. On disait dans le peuple que, si l'on prenait des mesures vigoureuses, le royaume ne gagnerait pas moins de trois cent mille livres par an, et, pour se procurer la totalité de cette somme, qui était plus que suffisante pour défrayer toutes les dépenses d'une armée telle que celle que les Communes étaient disposées à entretenir en temps de paix, il n'y avait simplement qu'à reprendre ce qui avait été, sans justification aucune, soit donné à des Hollandais qui conserveraient encore des richesses immenses prises dans la poche des Anglais, soit laissé à des Irlandais qui considéraient comme l'occupation à la fois la plus agréable et la plus pieuse d'assassiner des Anglais. La Chambre-Basse se mit à l'œuvre avec la double ar-
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(leur de la rapacité et de l'animosité politique. Dès que le rapport des quatre commissaires et la protestation des trois autres eurent été déposés sur le bureau et lus par le greffier, elle adopta une résolution portant qu'il serait présenté un « bill de reprise » '. Elle déclara en outre, en opposition aux principes les plus clairs de la justice, qu'elle ne recevrait aucune pétition venant de gens qui pourraient se croire lésés par ce bill. Il l'allut ensuite examiner comment les quatre commissaires seraient rémunérés de leurs services, et cette question fut résolue avec une injustice impudente. On décida que les commissaires qui avaient signé le rapport recevraient mille livres chacun, mais un fort parti pensa que les trois dissidents ne méritaient aucune récompense, et on alloua seulement à deux d'entre eux la somme qu'on jugea suffisante pour couvrir les dépenses de leur voyage en Irlande. C'était tout simplement dire aux gens qui pouvaient être à l'avenir employés à de semblables enquêtes que, s'ils voulaient être payés, ils devraient dire dans leurs rapports ce qui plaisait à l'Assemblée qui tenaitla bourse de l'Elal. Pour dire la vérité, la Chambre était despotique et contractait promptement les vices d'un despote. Elle était fière de son antipathie contre les courtisans et elle suscitait elle-même une nouvelle espèce de courtisans, qui étudieraient tous ses caprices, qui natteraient toutes ses faiblesses, q\ii ne lui prophétiseraient que des choses agréables et qui ne seraient assurément, sous aucun rapport, ni moins avides, ni moins infidèles, ni moins vils que les sycophantes qui font la révérence dans les antichambres des rois. * BrsKtnplion bill.