‹ Histoire du règne de Guillaume III (volume 3)Chapitre 29 sur 147 · IV. ï · texte numérisé non relu

IV. ï

l'indépendance pour une société qui ne pouvait cesser d'être dépendante sans cesser d'exister.

Molyneux ne tarda pas à s'apercevoir qu'il s'était lancé dans une entreprise périlleuse. Un membre de la Chambre des communes d'Angleterre se plaignit au Parlement de ce qu'on voyait eu circulation un livre où étaient attaqués les plus précieux privilèges de la législature suprême. 11 produisit le volume, il donna lecture de quelques passages, et la Chambre nojiuna un comité chargé d'examiner toute la question. Bientôt après, le comité déclara dans son rapport que ce répréhcnsible pamphlet n'était qu'un des symptômes indiquant l'existonce d'un esprit qu'on devait étoull'er. La couronne d'Irlande avait été très-improprement désignée, dans des documents pultlics, conune une couronne impériale. Les Lords et les Conununes d'Irlande avaient osé, non-seulement passer de nouveau un acte anglais, passé expressément dans le but de leur lier les mains, mais encore y faire des changements. Ces changements, il est vrai, étaient peu considérables; mais le changement même d'une lettre équivalait à une déclaration d'indépcndaiifo. Plusieurs adresses lurent volées sans division. La Chambre pria le roi de s'opposer à tout empiétement des pouvoirs subordonnés sur l'autorité supiênie de la législature anglaise, de livrer à la justice le pamphlétaire qui avait osé mettre en question cette autorité, de faire respecter les actes qui avaient été passés pour protéger la fabrication des étoffes de laine d'Angleterre et de diriger l'industrie et le cajtital de I Irlande du eùté du commerce des toiles, commerce (pii pouvait se développer et prospérer dans

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