‹ Histoire du règne de Guillaume III (volume 3)Chapitre 41 sur 147 · IV · texte numérisé non relu

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110 r.ÈGNE DE GUILLAUME m.

pu Irancliir. Le sccrétnirc cul sa hw^e part des attentions dont son chef lut l'objet. Le i»rince de Condcprit plaisir à causer avec lui sur des sujets littéraires ; le jeune hérétique conserva longtemps un souvenir reconnaissant de la courtoisie du vieux Bossuet, la gloire de l'Eglise romaine, lîoileau eut le bon sens et le bon goût d'échanger un salut amical avec le novice ambitieux (pii l'avait crili(jué aussi durement que lui-même avait critiqué Quinanll. Le grand roi lui-même loua hautement les manières et la conversation de Prior, circonstance d'autant plus remarquable, que Sa Majesté était un modèle parfait et un juge excellent en tout ce qui concernait la tenue d'un honnne de bonne conq)agnie, tandis que Prior avait passé son enfance à déboucher des bouteilles dans une taverne et les premiers temps de son âge mûr dans la retraite d'un collège d'université. Le secrétaire ne poussa pas toutefois la pohtcsse jusqu'à s'ai)stenir de soutenir, quand il le fal lait, la dignité de son pays et de son maître. 11 regarda avec inditïéiencc les vingt et un célèbres lablcanx dans lesquels Lebrun avait représenté, sur le j)lafond de la galerie de Versailles, les exploits de Louis, et son guide lui ayant demandé d'un air ironique si le palais de Kensinglon pouvait se vanter de posséder de pareilles décorations, il répondit avec esprit et à propos : « Non, monsieur, les monuments des giaudes actions que mon maître a faites se voient i)artoul excepté dans son propre palais. »

Mais il y avait un revers de médaille au grand succès de cette ambassade. Jacques était encore à Saint-Germain, et autour de ce ss^iibiant de roi se groupaient un

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