‹ Histoire du règne de Guillaume III (volume 3)Chapitre 9 sur 147 · CHAPITRE I. 'ij · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. 'ij

des deux derniers règnes a tout d'abord devine quel était le ministre qui souffle maintenant ses perlides eanseils à l'oreille d'un troisième maitre. » Le chambellan, ainsi violemment attaqué, fut très-faiblement défendu. 11 y avait bien dans la Chambre des communes un petit groupe de ses créatures, et c'étaient des hommes (jui ne manquaient pas d'une certaine habileté, mais leur caractère moral était aussi mauvais que le sien. Un d'eux était l'ancien secrétaire du Trésor, Guy, qui avait été destitué pour péculal; un autre était l'ancien président Tvevor, qui, dans son fauteuil, avait interrogé la Chambre sur cette question : était-il ou n'ctaitil pas un fripon? et avait été forcé de proclamer l'affirmation Oui. Un troisième était Charles Duncombe, longtemps le plus riche orfèvre de Lombard-Street, et devenu un des plus riches propriétaires du comté d York. En possession d'une fortune privée égale à celle des premiers ducs du royaume, il n'avait pas cru au-dessous de lui d'accepter la place de caissier de l'Excise, et avait parfaitement su comment rendre cette olace lucrative; mais il avait été récemment mis de côté par Montagne, qui pensait, non sans de bonnes raisons, qu'on ne pouvait se fier à lui. Des avocats tels que Trevor, Guy et Duncombe pouvaient peu de chose en faveur de Sunderland ; les politiques de la Junte ne voulaient rien faire pour lui, ils lui avaient sans contredit de grandes obligations ; son influence, d'accord avec leur propre talent et la force des circonstances, avaient décidé le roi à confier l'administration intérieure du royaume à un cabinet whig, mais le vieux traître ne pouvait triompher des défiances entretenues parle sou- IV. 3

'iO HKIM': DE GUILLAUME III.

venir de loules ses apostasie» : les membres auxquels il souriait, qui recevaient ses confidences les plus intimes, se demandaient si, lorsqu'il semblait leur ouvrir le fond de son cœur, il ne les calonmiait pas auprès du monarque, ou ne suggérait [)as à l'opposition qucbjne ingénieux moyen de les attaquer. Récemment encore ils avaient été fraversés par lui quand ils avaient voulu l'aire de Wliarton un secrétaire d'État, et ils attendaient par consé(iuenl avec impatience la retraite de Trumball, qui était jugé au dessous de ses liautes fonctions ; les Tories furent aussi surpris que morliliés d'apprendre (pie, la veille de la réunion du Parlement, Truuiball avait donné sa démission, et que A ernon, le sous-secrclaire, mandé au palais de Ivensington, en était revenu avec les sceaux... Vernon était un zélé wbig, et personnellement il ne pouvait être désagréable aux clicfs du parti, mais le Lord c!:ancelier, le Premier-Lord de la Trésorerie et le Premier-Lord de l'Amirauté pouvaient naturellement trouver étrange qu'un poste de la plus liante importance eût été donné en ojiposition à leurs désirs conmiuns, et avec une liàle et un secret qui montraient clairement que le roi ne se souciait pas d'être importuné de leurs remontrances. Le Lord cliambellan prétendit qu'il avait fait tout ce qu'il avait pu en faveur de \Vliarton; mais les chefs wbigs n'étaient pas hommes à se laisser duper par les protestations d'un menteur si avéré. Montagne le représentait amèrement comme un brûlot toujours dangereux, mais dangereux surtout pour le bâtiment qui navigue de conserve avec lui, et moins dangereux quand il laisse voir un pavillon hostile. Smith, le plus utile des lieutenants de Montagne,

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