‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 2)Chapitre 128 sur 199 · G2 L. VII. CH. VII. SA PUBLICATION. DE MONTS SUCCÈDE A DE CHASTES · texte numérisé non relu

G2 L. VII. CH. VII. SA PUBLICATION. DE MONTS SUCCÈDE A DE CHASTES

» favoriser'. » Cbaniplaiii publia dès 1604 ce discours, cette curieuse relation sous le titre de : « Des Sauvages, ou Voyage de Samuel de Champlain fait en la France nouvelle Fan 1603 ^ »

Pendant le cours de l'expédition, le commandeur de Chastes était mort. Le roi pourvut à ce que ce malheur n'apportât aucun obstacle, aucun retard à l'établissement des projets de colonisation. Il remplaça dignement le commandeur en lui donnant pour successeur le sieur de Monts, signalé par ses anciens services envers la couronne, gentilhomme ordinaire de la Chambre, gouverneur de Pons. Nous sommes parvenus au moment où le roi fit connaître par des actes olficiels et publics ses desseins définitifs relativement aux établissements français dans l'Amérique septentrionale, traça les limites qu'il voulait leur donner, arrêta les moyens de les fonder et de les organiser : toute sa pensée se trouvait dans les lettres patentes des 8 novembre et 18 décembre 1603, et la déclaration du 8 février 1605,

Il déclarait que l'annexion à la France des pays de l'Amérique du Nord, dont il avait résolu l'occupation, était essentiellement propre à propager la foi chrétienne et à tirer les sauvages de leur brutale barbarie ; à étendre et à amplifier les limites de la couronne, et à faire l'honneur et la grandeur de ses états et seigneuries ; enfin , à assurer et cà développer les diverses branches d'une industrie et d'un commerce lucratifs, dès longtemps établis par ses sujets dans le nord de l'Amérique ^

' Voyage de Champlain, édition de 1632, chap. 7, p. 41.

* C'est un volume in-12, publié par Claude de Mouàlreil, sans da'e au titre. Le privilège relaté au versodu titre est du 15 novembre 1603. On trouve un exemplaire de l'ouvrage à la bibliothèque de l'Arsenal sous le n" 1252 H.

8 « Comme nostre plus grand soin et travail soit et aist toujours » esté, depuis uostre avènement à ceste couronne de la maintenir et

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