‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 2)Chapitre 137 sur 199 · A POURSUIVRE LES ENTREPRISES UE COLONISATION · texte numérisé non relu

A POURSUIVRE LES ENTREPRISES UE COLONISATION

sur Ffixomple donné par Kiisabcth en IGOl , le Conseil du roi pour calmer les colères iutéressées des négociants de nos provinces maritimes, avait bien pu retirer leur privilège à de Monts et à la Compagnie française de l'Amérique. Mais il était impossible que Henri renonçât à rétablissement des colonies dans le Nouveau-Monde, aux immenses avantages commerciaux et politiques (pie la France devait retirer de cette fondation. Quand bien même il n'aurait pas eu à cet égard des idées et des desseins dès longtemps arrêtés, les eli'orts tentés, les succès obtenus alors même par les autres puissances de l'Europe, lui auraient tracé la conduite qu'il avait à suivre. Les Hollandais étendaient cbaque jour leurs possessions et leur commerce aux Indes . et depuis 1605 , les fonds que la (Compagnie hollandaise avait placés dans cette entreprise, lui donnaient un bénéfice de 75 pour cent par an. Les Anglais, nous l'avons vu, avaient fondé des comptoirs aux Indes en 1601, et ils reprenaient en 1607 d'une manière active leurs projets d'établissements dans l'Amérique septentrionale. Les premières colonies qu'ils avaient envoyées en Virginie, en avaient été chassées par la misère et les souffrances , et ramenées par Drack en 1587, époque depuis laquelle ils avaient abandonné ce pays. Mais en 1 607, plusieurs nobles et marchand anglais, de concert avec leur gouvernement, avaient résolu de Toccuper de nouveau et d'y envoyer deux colonies : au commencement de 1608, la première de ces colonies, composée de cent familles tirées de Londres, se disposait à partir sous le commandement de Wincfeld'. On voit par ces détails que si chez toutes les nations de l'Europe, les établissements coloniaux étaient alors formés à leur début par un bien petit nombre d'émigrants, comme en

' Mercure françois, t. I, fol. 271 verso.

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