SUITE DE CES OBSERVATIONS
et les hommes éminents qu'il employait, par une supériorité (le vues qui étonne , devinèrent seuls alors et appliquèrent un système différent d'économie politique dans la fondation des colonies françaises en Amérique. Ils firent reposer toute la richesse et toute la prospérité de ces colonies sur le développement de l'agriculture , sur la production ou la recherche et sur le commerce des denrées de première nécessité. C'étaient les grains et les bestiaux, les bois de construction, la pêche de la morue et de la baleine, la chasse des castors et des autres animaux donnant des fourrures et des cuirs, tout ce qui fournissait à la nourriture, à l'habillement, aux premiers besoins des deux mondes. L'Espagne, les colonies soustraites à sa domination, la Hollande ont vu fléchir et baisser, dans des proportions ruineuses pour elles, le produit des mines de métaux précieux ; le commerce des épiceries de l'Inde, dont d'autres habitudes ont si fort restreint l'usage; l'industrie même et le commerce du sucre , dont une plante d' Europe a fourni tout à coup la matière première aussi abondamment que la canne des Antilles. L'industrie et le commerce portant sur les denrées de première nécessité se sont au contraire sans cesse accrus et développés, les exploitations agricoles et l'extension donnée à la grande pêche ont toujours été en augmentant, et font aujourd'hui la principale richesse des Espagnols à Cuba, des Hollandais à Java , des Anglais dans l'Australie et la Diéménie, de la république des Etats-Unis sur le continent américain *. Henri IV et ceux qui concoururent avec lui à la fondation des colonies de la Nouvelle-
» néraux qu'ils donnèrent à Neoport pour apporter en Angleterre ; » naais ces minéraux se trouvèrent estre peu de chose. »
* Voir les tableaux statistiques du plus haut intérêt que donne M. Balbi dans son Abrégé et ses Eléments de géographie générale, pages 402, 501, 502, 521.