LA MAIUNE MILITAIRE. LE ROI RÉSOUT SON RÉTABLISSEMENT
Ces villes et ces positions sont devenues presque toutes des places ou des postes de guerre ; plusieurs des places de guerre de seconde ou de première classe. D'autres ont été précédemment transformées, ou sont converties par des travaux qui se poursuivent encore de nos jours, en ports de guerre ou de commerce tous importants , quelques-uns de premier ordre. Preuve évidente que le choix de ces diverses localités a été fait primitivement par le gouvernement de Henri IV, avec une sagacité et une sagesse surprenantes.
On vient de voir quels prodigieux accroissements le gouvernement avait donnés à la force militaire du pays par les réformes et les créations ({u'il avait appliquées à l'armée de terre et aux fortifications. Il faut rechercher maintenant ce qu'il fit pour la marine. La longue occupation de Blavet et les dangers courus par Marseille au temps de la Ligue; les avanies et les pertes que nos marchands trafiquant sur mer avaient essuyées plus tard de la part des Anglais et des Espagnols en pleine paix; la condition précaire de l'état des choses plus tolérable qui avait succédé, avaient assez démontré qu'il n'y aurait ni sûreté pour la portion du territoire baigné par les deux mers, ni sûreté pour le commerce extérieur, tant que nous ne posséderions pas une force maritime capable de repousser à leur dommage les agressions des puissances étrangères. Il s'agissait de faire que la France s'approchât d'abord sous ce rapport , et plus tard se mit tout-à-
Mémoire a pour intitulé : « Propositions faites au roy, en 1609, pour )) exécuter après, peu à peu, et selon les temps et les occasions. » C'est dana ce second Mémoire que se trouve, p. 294 B, la liste des villes et posilions dont nous avons présenté l'énumération dans le texte, et où le roi voulait construire des fortifications et des ports. — Pour la commission envoyée à l'effet de reconnaître les côtes depuis la frontière d'Espagne jusqu'à la Rochelle, voir l'Atlas des places de France, t.V, p. 337.