‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 2)Chapitre 172 sur 199 · RÉFORMES ET CONSTRUCTIONS POI'H I.KS FIOPITVUX DE PROVINCE · texte numérisé non relu

RÉFORMES ET CONSTRUCTIONS POI'H I.KS FIOPITVUX DE PROVINCE

» alors les fondements du Pont-Neuf sur la Vienne'. » Dans l'édit du mois de mai 1607 , sur les attributions du grand-voyer et sur la police des rues , lequel ne concerne plus Paris seul, mais la France entière , on lit les dispositions suivantes : « Nous avons défendu el défendons )) à lous nos snbjects de jeter dans les rues, eaux ni or- » dures par les fenêtres, de jour ny de nuict ; faire préaux » ni aucuns jardins en saillie ; tenir terres , bois, ny au- » très choses dans les rues et voyes publicques , plus de » vingt-quatre heures, et encore sans incommoder les » passans. — Défendons de faire des éviers plus hauts » que les rez-de-chaussée, s'ils ne sont couverts jus- )) qu'au dit rez-de-chaussée, — Il sera ordonné aux i) charetiers conduisant terreaux et gravois et autres » immondices, de les porter aux champs aux voiries or- » dinaires. — Il sera commis en chascune ville un ma- » çon , ou autre personne capable , pour donner les ali- » gnements sur rue -.»

Il étendit aux hôpitaux des villes de province la surveillance et les libéralités qu'il accordait à ceux de Paris. Par ses lettres-patentes du 18 décembre 1599 , il établit une commission pour la réformation des hôpitaux , maladreries, léproseries du royaume. Les abus qui s'étaient glissés dans l'administration de ces établissements durent être détruits ; les usurpations dont ils avaient souffert dans leurs biens et dans leurs rentes furent réprimées. De 1599 à 1610, le roi confirma les privilèges des hôpitaux d'un grand nombre de villes , et en fit rebâtir plusieurs : on cite entre autres THôtel-Dieu d'Orléans ^

* Correspondance de Henri IV et du landgrave de Hesse; Paris, V Reuouard, 1840, in-8», p. 61 .

* Articles 8, 9, 10, 18. Recueil des anciennes lois françaises, t. XV, p. 338-341.

3 Lettres-patente» portant commission pour la réformaliou deshos-

730 Liv. VII. en. VIII. établissements rf.ligieux.

Les réformes et les établissements dont le tableau vient (l'être présenté , occupent l'une des premières places, si ce n'est la première, parmi les institutions (|ui doivent rendre la mémoire de Henri IV chère et respectable à la France. Les dane^ers qui menacent habituellement la vie des citoyens, les épidémies et les maladies contagieuses qui déciment la population, sont combattus , comme le débordement de la Loire, comme toutes les calamités publiques, par cet homme si grand et si bon, qui croyait que « Dieu lui avôit baillé ses subjects pour les » conserver comme ses enfants ; » qui était pour le pays une providence humaine , instrument de la Providence divine, délégué par elle pour diminuer ici-bas la somme des maux et soulager le poids des infortunes.

§111. Etablissements religieux. Etablissements destinés à favoriser les lettres, les sciences, les beaux-arls.

Nous n'avons pas achevé le tableau des établissements de Henri lY. Pour les établissements qui doivent servir à le compléter, nous sortons du monde matériel, et nous entrons dans le monde moral. Henri lY accomplit comme souverain, tous ses devoirs de religion : il en ranima le sentiment, il en étendit Tempire, chez la nation que la Providence lui avait donnée à gouverner. Dans cette partie de la tâche que lui imposait la souveraineté , il se guida moins par la conviction qu'une religion éclairée était le frein le plus puissant pour les peuples et pour les

pitaux, maladreries et léproseries du royaume. Paris, 18 décembre 1599. — L-^ttres-patentes portant confirmation des privilèges de l'Hostel Dieu de la ville d'Orléans, juillet 1599. — Déclaration portant règlemi^ut pour la maladrerie de la ville de Sens, appelée le papelin, 18 septembre 1603 (quatrième volume desOrdon. d'Henri IV, coté 2 U, folio 133, 163). — Mercure françois, Épilogue des vertus du roy, t. I, fol. 484 recto. « L'Hostel-Dieu de Paris rebasli de nouveau, celui » d'Orléans... et nombre d'autres. »

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