DE DROIT, DE MÉDECINK
cette période, le temps d'études exigé des candidats avant qu'ils pussent se présenter au baccalauréat et au doctorat avait été diminué ; les discussions publiques qui avaient accompagné jusqu'alors la soutenance des thèses, avaient été restreintes dans des bornes étroites. Ces mesuresavaient été prises dans lïntérèt des compétiteurs que la Ligue voulait favoriser, et qu'elle avait tenus quittes, comme bons catholiques et bien pensants, d'une partie de l'instruction qu'ils devaient posséder dans l'intérêt de leurs malades. Tous ces abus furent détruits par les statuts, le temps d'études et les argumentations ramenés à l'étendue et aux formes que leur avaient données les anciens règlements. L'enseignement reçut des règles qui lui donnèrent une entière pureté : Hippocrate, Galien et les autres princes de la médecine furent seuls désormais interprétés dans les cours : les professeurs durent lire le texte de ces auteurs et l'expliquer avec le plus grand soin ' . Cette impulsion donnée à renseignement devait amener en peu de temps la chute définitive de la médecine conjecturale, et donner l'empire à la médecine hippocratique, à la médecine d'observation anatomique et clinique de Richard Hubert et de Fernel.
Le collège royal était une partie trop importante et trop utile de l'enseignement supérieur, pour qu'il ne devint pas l'objet de la sollicitude et des soins administratifs de Henri IV, dès son entrée dans Paris. L'on ne peut apprécier tout ce que le collège dut à l'administration du roi,
' Statuta Facultatis medicinse. « Pauca quaedam in collegio medi- » cinae reformanda et corrigeada essent, si superioris sexennii bar- » baries, mutalionem nullam attulisset, disputationes non circumci- » disset, et studii tempus ad baccalaureatum et docloratum^ antiquis )) legibus deiinitum non contraxisset. » — Article Liv. «Scholae lectores, » Hippocratem, Galenum, aliosque medicinae principes tanlum inter- » pretentur, eorumque conlextum legant, et diligenter explicent. » (Recueil, t. I, p. 17 et "29.)