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Agriculture. Forêts. Édils sur la chasse. Marais. Mines.
i I. Agriculture. Déplorable «'•tat des campagnes et de l'agriculture en 1595. Api'.rcciation par le roi et par .Sully dp la liauie iinporîance du labourage et du pAtuia^'e. Ils entenile.nt les reiiiPitre dans un é'at llorissant , et airétent de leur fournir protection et direction. — Législation et mesures prises depuis ISOS jusqu'au dernier jour du règne pour détendre le paysan contre les extorsions des gens fie guerre qui , depuis trente-six ans, ont fait la désolation et la ruine des campagnes ; pour mettre le laboureur à l'abri des poursuites excessives du gouvertiement et îles particuliers; pour garantir son champ et sa vigne de toute dévastation et de tout ravage ; pour lui faciliter l'élève des troupeaux. — Mesures financières adoptées pour lui laisser entre les mains l'argent nécessaire à une bonne exploitation. — Direction intelligente donnée aux agiicultcurs. Le roi leur montre personnellement, dans ses domaines, à établir des prairies artificielles. Il se sert de l'autorité et du livre d'Olivier de Serres pour remplacer la culture routinière par une culture reposant sur la théorie et l'observation, contrôlées par l'expérience, — Rapports du roi avec Olivier de .Serres. Publication du ThéAtre d'agriculture de de Serres, l'an 1600. Haute approbation et vogue que le roi donne à l'ouvrage. Analyse du livre : révolution qu'il doit amener. Toutes les anciennes parties de l'agriculture y sont traitées, renouvelées et perfectionnées. De plus, une carrière nouvelle et immense est ouverte à l'agiiculttire, par l'impulsion que donne l'auteur soit à la propagation du mi\rier ))0ur la prOiluction en grand de la soie ; soit à la cidture de plantes jiiscpi'alors inconnues ou négligées, la betterave dont il indique dès-lors qu'on peut tirer le sucre, le mais, le houblon, la garance, le sainfoin. -Voies de communication par terre et par eau établies entre les pro vlnces, et débouchés donnés aux produits de l'agriculture. — Liberté du commerce établie pour les produits agricoles, et particulièrement pour les grains. Soins infinis pris par le roi pour l'établir et la maintenir. Ses conséquences : meilleure mise en valeur des terres, acquittement plus facile des impôts: meilleure alimentation du laboureur. In poule tin pnt Quel fut exactement l'état du paysan sous ce règne. Augmentation progressive du prix des plains et fermeté résistante de Tagrirultuie, après la mort île Henii IV, pendant toute la durée du système de liberté. Destruction de la liberté du commerce des grains sous Louis XIV: conséquences funestes sous ce règne, et sous les deux règnes suivants.
%\\. Forètx : édits sur la chasse. Marais. Mines. Ordonnances sur les eaux et forêts. Les deux éditi sur la chasse : répression des délits et de la licence effrénée de la chasse qui ont presque complètement défruit le gibier ; les forêts repeuplées de gibier : examen des articles contenant d.ins les deux édits les peines prononcées pour la répression des délits de chasse — Dessèchement des marais. Le gouvernement forme pour ce dessèchement diverses compagnies, et leur
DÉPLORABLE ÉTaT DRS CAMPAGNES ET DE L'AGRICULTURE EN 1595 173
prodigue tous Ips genres (reneoiiragcinent. — F,X|iloitalion «les mine'!. Orgjini- SHtion <l<; l'exploitation des mines. Résultats pour les mines d"or et d'argiril. Résultats pour les mines de enivre, île plomb, d'ttaln, de fer. Grande impulsion ilonnée h l'Industrie métallurgique.
§ l*^^ Agricnliure.
L'aiïreux désordre dans lequel le mauvais gouvernement de Henri III et les fureurs de la Ligue avaient jeté les finances publiques s'était également étendu à toutes les institutions, à tous les établissements qui font la force et la vie d'un Etat. L'agriculture n'avait pas moins souffert, n'était pas tombée moins bas que les finances. Lorsqu'en 1595 l'anarchie et l'invasion étrangère eurent fait place, dans les deux tiers du territoire, à l'autorité réglante, au pouvoir tutélaire de Henri IV, voici dans quel état ce prince trouva les cam[>agnes : « Nous voyons, dit- )) il, nos sujets réduits et proches de tomber en une ini- » rainente ruine pour la cessation du labour, presque
» générale en tout nostre royaume Les vexations
» auxquelles ont été en butte les laboureurs, leur ont fait » quitter et abandonner non seulement leur labour et » vacation ordinaire, mais aussi leurs maisons ; se trou- » vaut maintenant les fermes censés, et quasi tous les vil- » lages inhabitez et déserts '. » La condition meilleure d'un petit nombre de pays que nous aurons à signaler plus tard n'ôte rien à ce que cet exposé a de déplorablement exact pour l'ensemble des provinces. Le royaume était donc exposé à souiFrir une famine indéfinie , à perdre ce qui formait alors les deux tiers de ses produits et de ses revenus ; à perdre encore cette classe de laboureurs qui, après avoir nourri l'Etat, le défendait sur le champ de bataille. Henri déclarait avec raison la ruine
1 Préambule de la Déclaration du Id mars 1595, dans Foutaiion. l. Il, p. 1191.
{"li LIV. vil. CH.IY. ESTIME DU ROI ET DE SLLLY POUR L'AGRICULTURE.
imminente et la patrie en danger. Tous ses sentiments, toutes ses idées à cet égard étaient partagés par Sully, lequel estimait, de son côté, « que le labourage et le pas- » turagc esloient les deux mamelles dont la France estoit » alimentée, et les vrais mines et trésors du Pérou'. » (les sources de vie et de richesse étaient presque entièrement taries à la fin du xvi*^ siècle.
La guerre civile avait frappé les campagnes de stérilité presque partout. Henri IV et Sully prétendirent non seulement les remettre en culture, mais augmenter leurs produits dans une immense proportion ; tirer du sol tout ce qu'il pouvait rendre, remplacer l'indigence des particuliers par le bien-être, la misère et la faiblesse de l'Etat par la prospérité et la grandeur. C'était peu pour eux d'effacer jusqu'à la trace des désastres qu'avait causés l'anarchie; ils entendaient faire regagner au pays les quarante années qu'elle lui avait fait perdre pour le progrès. Dans cette lutte entre les principes de la désorganisation et ceux de l'ordre, dans ce duel entre le génie du mal et le génie du bien, le génie du bien resta vainqueur.
En dissidence sur d'autres matières d'économie politique, en parfait accord sur celle-là, comme sur celle des des finances, le roi et le ministre unirent leurs efforts pour restaurer l'agriculture, et pour lui donner même un degré de développement et de prospérité inconnu jusqu'alors. Dans chacun des détails de l'exécution de ce projet, on voit qu'ils se conduisirent par des idées profondément réfféchies, et par des principes parfaitement arrêtés d'avance.
Ils reconnurent que, pour fleurir, l'agriculture devait se trouver dans les conditions et obéir aux lois suivantes ; être mise à l'abri de toute persécution de la part du gou-
» Sully, ÛEcon, roy., c. 82, t. I, p. SS-S B.
PRINCIPES d'après LESQUELS ILS SE CONDLMSENT A SON ÉGARD. 175
verneuieut, des particuliers, des gens de guerre, et trouver sécurité et protection pour sos travaux ; garder entre ses mains ou se procurer l'argent nécessaire à une bonne exploitation ; n'être soumise, par conséquent, qu'à des impôts supportables et trouver facilement de l'argent à emprunter ; partager la culture entre les champs, les vignes et les bois, et l'exercer non d'après la routine, mais d'après les règles de la raison et de l'expérience ; porter avec une égale diligence les travaux des champs vers la production des grains et vers l'élève du bétail, lequel fournit à la terre le principal engrais dont elle a besoin ; obtenir du gouvernement les travaux nécessaires pour protéger ses produits contre les inondations, pour les transporter facilement d'une province dans une autre, et de la France dans les pays étrangers; obtenir surtout pour son industrie la liberté des transactions et du commerce avec l'étranger. De la sorte, l'agriculture était mise en demeure de produire, produisait avec intelligence, écoulait assez facilement, plaçait assez avantageusement ses produits pour avoir moyen de nourrir le laboureur et d'enrichir le pays. Toutes les mesures prises par HeuriïV et par Sully, toute leur législation tendirent à donner à l'agriculture ces développements, à lui fournir ces puissants moyens de succès. Ces actes d'un gouvernement protecteur ont déjà été exposés en partie dans les articles consacrés au gouvernement, à l'ordre public, aux finances. On nous permettra de les rappeler ici et de les grouper, au moment où nous avons à les considérer sous un nouveau point de vue.
La déclaration du 16 mars 1595 défendit le laboureur contre l'excès des poursuites, soit du gouvernement, soit des particuliers, mit sa personne et les instruments de son travail hors de latteinte de ses créanciers, en interdisant la contrainte par corps, la saisie des meubles et
17(i LIV. vil. CH. IV. ITIOTFXTION CONSTANTE UU'lLS LUI ACCORDENT.
instruments aratoires. La déclaration du 2i mars 1597, et l'ordonnance du 4 août 1598 sur le port d'armes, le garantirent ;ï Tavenir contre L'S sévices et les extorsions des gens de guerre, qui, durant trente-six ans, avaient fait la désolation et la ruine des campagnes. Depuis cette ordonnance jusqu'à la fin de son règne, le roi ne se relâcha pas un seul jour de l'active .surveillance et delà fermeté qui étaient nécessaires pour assurer au paysan des villages, et surtout à celui des fermes, la protection dont il avait besoin au milieu de son isolement. Pendant tout ce temps, le laboureur jouit d'une paix profonde ; il ne la vit troubler qu'un moment et sur un seul point, quand les grands rassemblements de troupes recommencèrent. En 1610, à la veille de commencer l'expédition deClèves et de Juliers, Henri apprit que des compagnies qu'il envoyait en Allemagne avaient pillé en Champagne quehjues maisons de paysans. Il dit aux capitaines (pii étaient demeurés à Paris : « Parlez en diligence, donnez-y ordre, » vous m'en répondrez. Quoi 1 si l'on ruine mon peuple, » qui me nourrira, qui soutiendra les charges de l'Etat, » qui payera vos pensions, messieurs? Vive Dieu ! s'en » prendre à mon peuple^ c'est s'en prendre à moi '. » Au milieu de ces accents du cœur, on distingue clairement la voix de la politique, plaidant pour une classe de la nation qui à elle seule fournissait alors à la France les trois quarts de ses ressources.
Le gouvernement donna au laboureur les facilités d'argent dont il avait besoin j)Our une bonne exploitation, en lui remettant 20 millions de tailles arriérées en 1598, en réduisant considérablement sa quote part et sa charge par l'édit de 1600, qui remit à la taille la bourgeoisie et les nouveaux nobles ; en diminuant les tailles depuis l'an
» Matthieu et Péréfixe, Recueil de quelques actions et paroles mémorables du roi Henri le Grand, p. 423, 424.
ARGKNT FOURNI, FACILITKS DONNKF.S A L'AClilCULTCliF. 177
1600, et en portant la réduction oiïicielle à 4 millions, la réduction réelle jusqu'à G millions par an dans les derniers temps; en abaissant Tintérèt de 8 et 10 pour 100 à 6 pour 100, et en faisant refluer Tarifent dans les campagnes.
Dans la direction et les développements que devait recevoir l'agriculture, Henri et Sully distinguèrent avec une grande habileté ce que le paysan bien guidé et favorisé pouvait faire par lui-même, de ce que le gouvernement 'devait se réserver et exécuter directement. Ils lui fournirent les moyens et les conseils nécessaires pour qu'il conservât et augmentât son bétail, convaincus, non sans raison, que cette aide suffisait à multiplier les troupeaux en France. En effet, le bétail doublant la fertilité et les produits de la terre par les engrais, et se vendant à haut prix, le double gain que trouvait le laboureur était un appât suffisant pour qu'il donnât ses soins à l'élève des troupeaux. La déclaration du 16 mars 1595 rendit insaisissables le bétail et les bètes de trait nécessaires à l'exploitation ; le paysan fut affranchi de la crainte de les perdre par les poursuites, ou de les vendre en temps inopportun , et dès lors il travailla avec ardeur à en accroître le nombre. Le droit et l'usage du pacage, qui fournissait en grande partie à la nourriture des bestiaux, lui fut facilité par Tarticle 37 de l'édit de mars 1600, lequel permettait aux paroisses de racheter leurs terres communales et Tusage des terrains vagues, au prix, en général très vil, auquel ils avaient été vendus durant les troubles '. L'extension donnée aux prairies favorisa encore l'accroissement du bétail : le roi, apphquant en grand des idées de perfectionnement, dont nous signalerons bientôt l'origine, forma des prairies artificielles d'abord dans ses domaines, et ensuite dans diverses contrées du royaume,
^ Auciennes lois françaises, t. XV, p. 99, 237.
ITN I.IV. vil. CH.IV. DIHECTION INTELLIGENTE DONNÉE A L'AGKICL'LTUKE.
à partir de l'an 1600 '. Enliii, le gouvernement mit les blés et les vignes du paysan à l'abri de toute dévastation et de tout ravage, par l'article 4 de l'ordonnance sur la chasse, lequel interdisait au noble la chasse dans les blés depuis qu'ils étaient en tuyaux, dans les vignes depuis le premier jour de mars jusqu'à la vendange. Il défendit en même temps ses troupeaux et sa basse-cour, par l'article 6 de la même ordonnance, qui prescrivait au gentilhomme une chasse tous les trois mois, et plus souvent même, s'il était nécessaire, pour la destruction des loups, des re-« nards, et des autres animaux malfaisants'.
L'agriculteur étant ainsi protégé et aidé, il ne s'agissait plus que de lui donner à lui-même une bonne direction et d'imprimer à ses travaux une marche intelligente, pour qu'il fit rendre au sol tout ce qu'il pouvait donner, et multipliât les produits dans une immense proportion. Le roi ne manqua pas à ce soin, et il appliqua toute son autorité de chef de l'Etat à remplacer la pratique surannée et le préjugé, par le perfectionnement sage qui résulte de la combinaison féconde de l'invention et de l'expérience. Ici le roi paraît seul, parce que les innovations qu'il projetait pour l'agriculture en général se trouvaient mêlées à la culture du mûrier en particulier, aux vers à soie, aux manufactures, lesquels étaient l'antipathie de Sully. En 1599, tandis que Henri semblait tout occupé de ses démêlés et de sa guerre prochaine avec le duc de Savoie, il appela auprès de lui Olivier de Serres, qu'il connaissait probablement de longue date. En effet, de Serres professait le calvinisme, religion à laquelle le roi avait si longtemps appartenu ; de plus il était seigneur du Pradel en Languedoc, et il tenait un rang honorable dans le parti réformé.
1 Grégoire, Essai historiqvie sur l'agriculture, dans le tome !«' de l'édition de de Serres, de 1 an 1804, p. 145. * Anciennes lois françaises, t. XV, p. 248, 249.
RAPPORTS Dl' ROI AVEC OLIVIER DE SKRRES DANS CE BUT. 17!»
Divers passages des écrits de de Serres nous ap{)rennent quels furent ses rapports avec le roi. Henri l'appela à la cour au commencement de 1599 : ill'entretint familièrement et discourut plusieurs fois avec lui ; il lui commanda de publier ce qu'il avait découvert ou reconnu par l'expérience ; il fit imprimer ses premiers essais par son imprimeur ordinaire, Jamet Mettayer ; il accepta, et probablement provoqua la dédicace du Théâtre d'agriculture, où il ne s'agit plus du mûrier et des vers à soie en particulier, mais de l'agriculture dans sa généralité et dans son vaste ensemble '. De ces diverses circonstances il résulte pour nous la preuve que Henri porta son attention sur toutes les parties de l'agriculture ; quïl résolut d'y introduire de grands et profonds changements au moyen de la science ; que, dans son projet de la régénérer, il se servit de l'aide et du concours de l'homme qui était le plus capable de servir ses idées et ses bienfaisants desseins.
Olivier de Serres, né en 1539, était parvenu alors à sa soixantième année. Il s'était tenu, autant qu'ill' avait pu, éloigné des troubles religieux et civils, préparant dans le
* Voici les curieux renseignements que les écrits de de Serres fournissent sur ses rapports avec le roi : 1" Son traité de la cueillette de la soijs par la nourriture des vers qui la font , écJiantillon du Théâtre d'agriculture, imprimé cliez Jamet Mettayer, imprimeur ordinaire du roy, à Paris, le premier jour de febvrier 1599, est précédé d'une épître dédicatoire au prévôt des marchands, échevins et conseillers de l'Hùtelde-Ville de Paris. On lit dans cette épître le passage suivant : « J'es- » limerai ce temps bien employé, et le voxjuge que je suis verai faire » à la cour , heureux, de mavoir causé ce contentement de vous » pouvoir estre utile. »
2° Le traité de la seconde richesse du meurier hlanc est précédé d'une épître dédicatoire à Mgr de Belièvre, chancelier de Fnmce, laquelle renferme cet autre passage : « Geste difficulté m'a fait différer quelque » temps d'escrire de la manière de faire croistre la soie, par l'mtro- » duction des meuriers, en la plus part des provinces du cœur de ce » royaume, jusqu'à ce qu'il plust au roy me commander d'en discourir » un jour devant luy, oit ayant bien receu les raisons sur lesquelles je
\H{j LIV. Ml. en. IV. KTLDKS DE DE SERUES SfR L'AGRICLLTL'RE.
silence et la inétlilatioii les moyens d'en réparer en partie les désastres, aussitôt que la fièvre furieuse qui aj^itait sa patrie serait tombée. Il avait appliqué une forte intelligence à l'étude raisonnée de tous les traités d'aj^riculture des temps anciens et modernes, et à celle des procédés mis en pratique soitdans lesdiverses provinces de France, soit dans les pays voisins'. 11 avait réuni toutes les indications, toutes les prescriptions que les livres ou la commune renommée lui avaient fournies ; puis, pour en apprécier la valeur , il les avait soumises pendant de longues années à des expériences faites sur ses propres domaines qui étaient étendus, et sur les terres des paysans dont il était le seigneur, toutes les fois qu'il les avait trouvés dociles à ses instructions. Après cette épreuve, il avait distingué entre ces prescriptions, rejeté les unes comme vaines et stériles, admis les autres comme sérieuses et fécondes. De ces dernières, s" appliquant aux diverses parties de l'agriculture dans son vaste ensemble, classées méthodiquement, exposées avec ordre et clarté, il avait fait un nouveau code, dans lequel toutes les applications se rattachaient à des principes fixes et certains. Tl définissait l'agriculture, ainsi transformée par lui : « Une science plus utile que diiiicile, pourveu qu elle soit
» me fondais pour cest effcct, il me commanda de mettre en lumière ce » que l'expérience m'en avait fait recognoistre.Yo'ûk comme, «';ec l'au- » ihorité de Sa Majesté, j'ai exposé en public le premier traicté de )) cest ouvrage. »
3° Le Théâtre d'agriculture e=t précédé d'une dédicace au roy, datée du l*' mars IGOO. De Serres y parle avec émotion de la paix que le roi a donnée à son peuple et de la protection qu'il accorde à l'agriculture. On trouvera ci-après la citation de ce passage qui a trait. ;i la fois, à l'ordre public, à l'état de l'agriculture, à la condition du laboureur en ce temps.
"Voir dans l'éditiou du Théâtre d'agriculture de 1804, 1805, le tome II, p. 24, col. 1 ; p. 26, col. 2; le tome I, p. ISl.
1 Préface de de Serres, t. I, p. 184, «Ayant souvent et soigneuse- » meut leu les livres d'agriculture, tant anciens que modernes. »