LIV.VII.CII.IV. I.KMLIUEH ET LES VERS A SOIE, LE MAÏS. LE HOUBLON
il a fourni un nouveau [tain à llioiinur en même temps qu'un aliment excelltMit aux Lètes. Au troisième lieu, chapitre xv, préoccupé des besoins des pays de la France où la vigne ne pouvait croître, il avait décrit pour eux les procédés au moyen desquels ils devaient se procurer « les » boissons artificielles composées de fruits, de miel, de » grains, » telles que le cidre, le poiré, l'hydromel, la bière *, Au lieu YI, chapitre x, il recommande de perfectionner la bière au moyen du houblon , arbuste dont la culture n'avait commencé en x\ngleterre qu'au milieu du xvi® siècle, dont l'existence et les propriétés n'étaient pas encore sorties, dans notre pays, du cercle de quelques curieux. « Du houblon, dil-il, outre le plaisir de la » ramure pour ombrage, tire-t-on ce profit que d'eu » manger, en la primevère, les tendres cimes des jetions, » en divers appareils. Sa fleur et sa semence sonl aussi » utiles à la bière : pour laquelle cause, es pays où telle )) artificielle boisson est en usage, au défaui de la vigne, » avec soin est le Jioublon eslevé et entretom^. » Voilà les provinces du nord de la France pourvues, dès qu'elles appliqueront ces précieux enseignements, de leur principale boisson. Mêmes indications de sa part pour la betterave, mêmes révélations du produit principal de cette plante, produit qui devait amener toute une révolution dans une partie de l'alimentation et de l'économie financière et commerciale de la nation. On lit au lieu YI, chapitre vn : « Une espèce de pastenades est la betterave, » laquelle nous est venue d'Italie n'a pas longtemps. C'est » une racine fort rouge, assez grosse, dont les feuilles sont » des bettes, tout cela bon à manger, appareillé en cuisine. » Voire la racine est rangée entre les viandes (aliments) » délicates; dont le jus qu^elle rend en cuisant, semblable
' Troisième lieu, tome I". p. 305-313.
» Lie» VI, c. 10, tome 11, i». 278 A.