‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 2)Chapitre 63 sur 199 · EXTENSION ET PROPAGATION DES HARAS · texte numérisé non relu

EXTENSION ET PROPAGATION DES HARAS

nierce. Le recueil ou procès-verbal des établissements qu'elle avait formés avec le concours du gouvernement, des propositions qu'elle lui soumettait, fut présenté au roi , imprimé cbez son imprimeur, répandu dans la France entière, comme l'avaient été les instructions pour la propagation de la soie. On ne peut guère douter que toutes les [)ropositions de la commission que nous venons de relater n'aient reçu leur exécution entre 1604 et 1610. En effet, on sait que celle relative aux haras fut suivie de l'établissement de haras à Meun et dans d'autres lieux '. De plus, on a la preuve que d'autres projets mis en avant par elle en même temps, et contenus dans son recueil, mais que nous n'avons pas rapportés ici pour ne pas faire double emploi, par exemple ceux qui avaient rapport aux tapis du Levant, aux toiles fines de Hollande, aux nouvelles communications pour le commerce, à la répression des banqueroutes ;que cesdiversprojets, disons-nous, ont été réalisés dans les sept dernières années du règne. Tout fait présumer qu'il en a été de même pour les autres propositions ; mais on manque de témoignages formels, parce que les seuls historiens qui fournissent des détails [)récis et circonstanciés sur l'industrie et le commerce terminent leur narration, les uns en 1604, comme P. Cayet, les autres en 1606.

11 est impossible de méconnaître que tout ce qu"il y avait en France d'esprits inventifs, d'hommes échappés à la routine et en avance sur leurs contemporains, n'aient répondu à l'appel que leur avait adressé la commission du ■ commerce ; qu'ils ne lui aient communiqué leurs décou- Vf^ies et leurs procédés particuliers, ainsi que le recueil le dit partout ; que la commission n'ait pas ménagé à ces inventions aide, moyens d'exécution, récompenses, hon-

' Isaac I.afîema:?, Histoire du commerce, p. 421.

322 Liv. VII. en. v, résumé de l'exposé.

neur.s, y compris les lettres de noblesse, publifité et propagation dans toute la France.

Les arts de première nécessité et utilité ne durent pas moins que les arts de luxe aux efforts combinés de Henri et de la commission du commerce. Les uns et les autres obéirent à l'impulsion puissante qu'ils leur donnèrent. Il y eut, sous ce règne, un élan d'invention, un essor de découvertes, qui sont devenus le point de départ de tous les développements de l'industrie française dans les temps modernes

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