CANAUX DE LA VESLE ET DU CLAIN EXÉCUTÉS EN PAKTIE
combinés et arrêtés d'une manière si précise, que les gouvernements venus après le leur n'ont eu rien de mieux à faire que de les adopter sans aucun changement de quelque importance. Ce sujet, qui comprend la moitié (les moyens de transports, sans lesquels tout grand développement, toute prospérité étaient interdits à notre commerce, à notre industrie, à notre agriculture ; ce sujet ne sera complet que quand on aura examiné ce qu'il fut donné à Henri IV et à Sully de réaliser de leurs projets; quand on sera entré dans le détail des travaux qu'ils purent accomplir soit pour l'exécution des canaux dé petite navigation, soit pour l'établissement des canaux formant la section de l'une des lignes de grande navigation intérieure.
Nous passerons d'abord en revue les travaux exécutés pour les canaux de petite navigation , à l'égard desquels nous nous trouvons réduits aux courts énoncés des documents officiels. Nous nous occuperons ensuite de ceux qui furent appliqués aux canaux faisant partie d'une ligne de grande navigation, sur lesquels les historiens contemporains fournissent des détails étendus, et des renseignements également curieux et instructifs.
Deux canaux de petite navigation furent commencés au nord et au midi de la France à partir de l'année 1605. Le premier avait pour objet la jonction de l'Aisne avec la Vesle, et devait favoriser singulièrement les communications et le commerce des diverses parties de la Champagne, soit entre elles, soit avec cette portion de la Picardie qui a été annexée plus tard à l'Ile-de-France. Le second canal établissait la communication de la Vienne avec le Clain et intéressait le Poitou et la Touraine. Dans l'état officiel de l'emploi des tailles et des revenus publics, présenté au roi par Sully, on trouve sous l'année 1605 l'article suivant : « Plus, en l'année 1605, la somme de iii . 2«