LIV. VII. CH. VI. SUITE DU RÉSUME
chant dans l'Océan. Pour la formation de cette ligne, ils ajoutèrent une section entière et un vaste développement à la li^'ne de l'ouest : ils construisirent le canal de Briare, servant à la fois à la petite et à la grande navigation.
Ils donnèrent à cette même ligne du midi au nord-ouest un embranchement tendant bien davantage vers le nord, et formé, à partir du Rhône et de la Saône , par le canal de Bourgogne, l'Armançon, l'Yonne avant d'aller déboucher dans la Seine. Pour celte importante addition à la ligne, ils laissèrent un tracé complet, le cours de l'Armançon rendu navigable, un plan du canal de Bourgogne suivi de point en point", sous le rè-ine de Louis XVI, comme le plan du canal de Charollais.
Ils dessinèrent à grands traits la li2:ne du midi au nord, donnant pour développement à cette voie navigable, la Méditerranée, le Rliône, la Saône, un canal intermédiaire entre la Saône et la Meuse, la Meuse, le Rhin; la mer du Nord.
Tous ces grands travaux étaient délibérés et résolus, le tracé de ces lignes navigables arrêté, le plan de ces canaux dressé, comme on le voit par la multitude d'actes publics, d'états de dépense, de procès-verbaux, qui ont été produits.
Comme moyen souverain pour construire les canaux, pour unir entre eux les fleuves et les bassins, le gouvernement avait adopté et fait passer dans la pratique le système des canaux à point de partage, inventé par Crapponne et Reneau, perfectionné par ses propres ingénieurs.
Dans l'ordre naturel, Henri et Sully avaient devant eux vingt ans de vie et d'administration. Si cet ordre n'eût été rompu par un parricide, cet admirable plan d'ensemble pour la navigation intérieure de la France, aurait passé de l'état de projet à une exécution complète. Il est impossible d'en douter, lorsque l'on trouve les deux articles