LIV. I. CH. III. CE SECOND CAMP NOMMÉ LE CAMP D'ARQUES
\ treilles fort épaisses, où la cavalerie et l’infanterie ne pouvoient passer sans se mettre en désordre. » Enfin le roi compléta la défense de cette localité en lui donnant le secours des postes voisins. Il Ta protégea par les feux du château d’Arques, et par ceux du premier camp fortifié qu’il avait établi près du château, lesquels, comme on l'a dit, commandaient le bas du côteau de Saint-Étienne aussi bien que les environs du bourg et du château d’Arques. Dans l’espace de mille à Ne cents pas com— pris entre la tête de la chaussée d’Arques ou l'entrée du hameau d’Archelles d’une part, et l'avenue du village de Martin-Église de l’autre; dans l'intervalle entre be deux eee le roi établit un second camp: le gros de l’armée royale y fut concentré, mais des corps furent détachés sur tous les points qui pouvaient être attaqués en même temps. Ce second camp est appelé parle roi et par les historiens contemporains Le camp d'Arques, parce qu’il touchait par son extrémité méridionale au hameau d’Archelles ; que ce hameau n’était que la continuation du bourg d’Arques, et qu’il est considéré par eux comme en faisant partie. ! Le roi laissa la conduité et l'exécution de ces travaux, ainsi que le commandement de ce quartier au maréchal de Biron, et tourna son attention et ses soins vers le faubourg du Polet, qui avait une double importance, et comme l'un des points principaux de la position du côté de l’orient, et comme avant-poste de
Dieppe 2.
1 Date des lettres du roi, des 23 et 25 septembre 1589, t. II, p. 44, 45. « Escript au camp d’Arques, » le camp étant établi alors entre Archelles et l'avenue du village de Martin-Église. — Le Discours au vrai, p. 20, dit : «Le retranchement de l’advenue du bourg d'Arques » — D'Ansoulesme, p. 75. « Le roy, sur le soir, revint du Polet cou- » cher à Arques, et y visita toutes ses gardes et ses retranchements. »
? Pour ce qui regarde les travaux militaires exécutés parl’ordre du roi, voyez le Discours au vrai, p. 15 et 19. — D’Angoulesme, t. ce p. 73. — La narration sur la journée d’Arques, p. 149.