IL POURVOIT A LA SURETÉ DU POLET ET DE DIEPPE
Béthune, avec un fort détachement de l’infanterie qu'il commandait, après avoir laissé la place suflisamment garnie !.
En même temps que le roi augmentait ainsi, et portait à son plus haut chiffre le nombre des troupes qu’il pouvalt opposer à l’ennemi ; en même temps qu’il pourvoyait à la solide défense de son camp, et du même coup à celle de la moitié de la ligne de la position, depuis Archelles jusqu’à Martin- Éclise, il veillait à ce que le Polet et Dieppe, qui n ‘avaient guère moins d’ importance pour lui, et qui formaient l’autre partie de cette ligne, demeurassent à l’abri de tout danger. Pendant l'attaque principale contre le camp royal, Mayenne pouvait, en détachant une division de son armée, diriger une attaque secondaire contre le Polet et contre Dieppe. Henri prévit cette éventualité, et pourvut avec soin à la süreté de ces deux postes. Depuis quelques jours, 1l y avait appelé deux mille hommes de troupes régulières. Ces deux mille soldats furent joints à quatre mille hommes restant de la milice bourgeoise de Dieppe, après l'emprunt que le roi avait fait à cette milice pour le camp d’Arques ; et aux Poltais armés en masse, dont le nombre s’élevait au moins à mille. Le tout ensemble donnait au faubourg et à la ville sept mille défenseurs. Si Chastillon emmenait avec lui . un détachement de six ou sept cents soldats, pour prendre part à l’action, 1l restait encore au Polet et à Dieppe six mille trois cents hommes pour les protéger. Ces forces, placées derrière les retranchements et les murailles, En ardces par un officier aussi expérimenté que Gui try, étaient plus que suffisantes pour mettre le Polet et Dieppe à l’abri de tout danger sérieux pendant la courte absence de Chastillon. ? Rien n’avait échappé à la vigi-
LLa Force, c. 3, p. 86.
2 La Force, c. 3, p. 80, donne le chiffre des troupes régulières