‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 135 sur 636 · LIV. 1. CH. 11. JOURNÉE D'ARQUES. DISPOSITION · texte numérisé non relu

LIV. 1. CH. 11. JOURNÉE D'ARQUES. DISPOSITION

lance et aux précautions de Henri, quand il reçut l’attaque des Ligueurs.

Le jeudi 21 septembre, entre cinq et six heures du matin !, l’armée de la Ligue débouchant de Martin- Eglise, marcha contre le camp du roi. Une circonstance fortuite, très remarquable, favorisa sa marche et ses attaques. L'air était obscurei par un brouillard épais, et Partillerie du roi qui dominait la position partout, dans son camp, au château d’Arques, sur le plateau voisin de ce

préposées à la défense du Polet et de Dieppe. « Il y avoit à la ville » de Dieppe, pour sa défense ét pour celle des retranchemens qui » avoient été faits au dehors, deux mille hommes. » On a vu plus haut que la milice bourgeoise de Dieppe montait à six mille hommes. Henri en ayant appelé deux mille au camp d’Arques, il en restait quatre mille, avec mille Poltais armés; ce qui, joint aux deux mille hommes de troupes régulières, formait un total de sept mille hommes pour la protection du Polet et de Dieppe. Déduction faite des six ou sept cents soldats formant le détachement de Chastillon, le faubourg et la ville conservaient done encore six mille trois cents hommes au moins pour leur défense. Mayenne, instruit de ces circonstances, se garda bien de diriger sur ce point une fausse attaque, qui en le privant de la disposition d’une partie de ses forces, ne l’aurait conduit, comme dans l’affaire du 16, qu'à un échec. Si M. Henri Martin s’était rendu compte de ces faits, il n'aurait pas dit dans son histoire, t. x, p. 184 : «On ne comprend pas que Mayenne, disposant de forces si supé- » rieures, n'ait pas fait faire une fausse attaque sur le Polet pour » prévenir le mouvement de Chastillon. »

1 Les Mémoires de d’'Angoulesme, t. x1, p. 81, disent : «Le combat » commença sur les dix heures du mutin, et dura jusques à onze » heures, » Dix heures est une faute très grave d'impression; il faut lire sur les cinq heures ou sur les six heures du matin. — La Force, Mém., 1. 1, c. 3, p. 89, dit : « L'attaque avoit commencé dès les cinq » heures du matin. » Son témoignage est confirmé par la Lettre de Rosny à Corbinelli, p. 44: « Dès la pointe du jeudy, vingt-unième » de ce mois, » et par la Lettre d’un gentilhomme, p. 146 : « L’en- » nemi parut dès la diane. » On verra plus loin combien il est nécessaire de préciser l'heure du commencement du combat. Le texte de d’Angoulesme contient une autre faute non moins grave sur la date. À la page 78 A, S 3, il assigne le 27 septembre, au lieu du 21, pour le combat d'Arques. A la page 81 B, $ 6, l'indication du 23 septembre, pour l’arrivée de l'ambassadeur d’Elisabeth, donne moyen de rectifier cette dernière erreur.

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