‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 169 sur 636 · LIV. I. CH. IV. ADHESION SOLENNELLE PAR LE PARLEMENT DE TOURS · texte numérisé non relu

LIV. I. CH. IV. ADHESION SOLENNELLE PAR LE PARLEMENT DE TOURS

Vendôme et contre son gouverneur, 1l leur donna trois jours pour prendre une bonne résolution et pour le désarmer par leur soumission. Ces avances de sa clémence n'ayant trouvé qu'opiniâtreté dans la révolte, il fit attaquer vigoureusement la place par Biron le jeune et par Chastillon. Le château d’abord, la ville ensuite furent emportés d’assaut, la garnison contrainte de se rendre à discrétion; circonstances qui donnèrent le droit de pillage au soldat. Mais dès le lendemain, Henri retira tous les gens de guerre de Vendôme, et permit aux habitants de rentrer dans leurs maisons avec la garantie de ne pouvoir plus être pris ni rancçonnés. Il fermait aussi vite que possible et avec une admirable sollicitude les plaies de la guerre. Le traître Maillé-Benehard et Le cordelier Robert Chessé, que les habitants accusaient d’une commune voix de leur révolte, furent décapités (17 novembre). Le chàtiment de Vendôme frappa d’une terreur salutaire les petites villes voisines, au nombre de cinq, parmi lesquelles Lavardin et Montoire : elles se hâterent de se soumettre. Par ces conquêtes, Henri mit sous sa loi tout l’Orléanais, excepté Chartres et Orléans, et dégagea les avenues de Tours jusque-là interceptées.

De l’Orléanais il se rendit à Tours (21 novembre). Il reçut d’abord du conseil d'Etat et du haut clergé, représentés par les cardinaux de Vendôme et de Lenoncourt, des scumissions qui, en cette circonstance, avaient une grande portée politique. Le lendemain, sa royauté fut solennellement reconnue par le Parlement de Tours, ayant à sa tête de Thou, d’'Espesses, Servin, Achille de Harlay, récemment sorti des prisons de la Ligue; par la Chambre des comptes, dont Pasquier était avocat-général, par la Cour des aides. Tous les noms respectés, tous les personnages considérables, en se groupant successivement autour de lui, montraient à la France où était le droit et

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