‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 196 sur 636 · LIV. 11. CH. I. APPRÉCIATION DE LA CONDUITE DE MAYENNE · texte numérisé non relu

LIV. 11. CH. I. APPRÉCIATION DE LA CONDUITE DE MAYENNE

vaux, dont douze cents lanciers wallons et flamands, trois cents chevau-légers francomtois et espagnols également armés de lances, quatre cents arquebusiers à cheval, alors nommés carabins. Le duc de Parme les choisit Ini-même parmi ses meilleurs soldats, et le comte d'Egmont, odieusement infidèle à la mémoire de son père, les conduisit en France. L'armée de Mayenne s’éleva alors à dix-neuf mille hommes, quinze mille fantassins, et quatre mille cavaliers !.

Comme chef de parti insurgé contre le légitime héritier de la couronne, il était coupable de la guerre civile présente; mais 1l pouvait espérer encore la terminer bientôt par la défaite de Henri, par la destruction du parti royal, par la pacification générale du pays. Comme prince, sinon Français, au moins établi et naturalisé en France, comme gardien de l'indépendance et de l’honneur du royaume, il n'avait encore rien à se reprocher, car les soldats qu'il recevait de l'Espagne n'étaient dans son armée que sur le pied de purs auxiliaires; et le parti royal,

1 Pour les siéges de Pontoise et de Meulan, voir une relation tirée des manuscrits de Colbert et insérée dans le Journal militaire de Henri IV, par M. le comte de Valori, p. 124-148 ; P. Cayet, Ch. nov., L 117, p. 208, 209; Thuanus, L. xcviu, 8 1, t. IV, p. 830-832. — P. Matthieu, l.1p. 21, 24. — Pour le secours tiré des Pays-Bas par Mayenne, et le nombre de ses troupes, consultez : La lettre de Henri IV à Luxembourg, en date du 25 mars, dans le Recueil des Lettres mis- Siv., t. III, p. 183. « Sur l’advis que j'avois que mes ennemis, après » avoir recueilly en Picardie le secours. qui leur estoit fraischement » venu des Pays-Bas, d'environ quinze cens lances, et quatre ou cmq » cens arquebusiers à cheval. » — Davila, 1. x1, t. 111, p. 25. « Le comte » d'Egmont amenait de Flandres au duc de Mayenne, quinze cents » lances et quatre cents carabins ou arquebusiers à cheval. » — D’Aubigné, t. ni, L. 111, €. 5, p. 228. « Le duc de Maïenne ayant receu du » Païs-Bas .…. six mille mousquetaires, choisis par le duc de Parme » pour la fleur des siens. » — Pour l’ensemble des forces de Mayenne, voyez : Du Plessis-Mornay, Mémoires et Corresp., t. 1V, p. 476: ilfixe à dix-neuf mille le nombre total des soldats rassemblés par le duc :

tous ces soldats comme on le verra bientôt ne combattirent pas à Ivry.

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