‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 219 sur 636 · DE L'ARMÉE ROYALE · texte numérisé non relu

DE L'ARMÉE ROYALE

premier rang marchaient la cornette du roi, et les six compagnies du prince de Conti, de Thôrigny, de Maligny de Montlouet, de du Fargis, de Du Plessis-Mornay. Autour de cet escadron étaient groupés huit régiments: à sa gauche les deux régiments suisses des cantons de Glanis et des Grisons, soutenus des deux régiments francais des Gardes et de Brigneux ; à sa droite les deux régiments suisses de Soleure et du colonel Baltazar, flanqués des régiments français de Vignoles et de Saint-Jean. Auprès et à la suite du corps du roi, venait le quatrième corps, celui du maréchal de Biron : il se composait d’un escadron de deux cent cinquante chevaux, et de deux régiments de Suisses forts de deux mille quatre cents hommes. Ce corps, formant la réserve, était placé un peu en arrière des autres. Il devait recevoir les débris des troupes maltraitées et les rallier, se porter sur les points faiblissants ou menacés. Le cinquième et dernier corps était celui aux ordres du comte de Schomberg : on y trouvait un escadron de deux cent cinquante chevaux formés par les reitres auxiliaires, et tout le reste de l’infanterie française; il occupait l’extrémité de la ligne à droite et vers le village de Boussey !.

1 Discours vérit., p. 239, 240, 243. — D’Aubigné, t. 111, L. III, ©. 5, p. 229. — Matthieu, L. 1, p. 29. — Davila, 1. x1, p. 30, 31, 37. — Le maréchal de Biron, lettre à du Haïllan, p. 176. — Du Plessis-Mornay, Mémoire de ce qui se passa tant pour le général que pour son particulier à la bataille d’Ivry, p. #75. — Tous les contemporains sont d'accord sur la composition des cinq corps ou divisions formant le gros de l’armée royale, excepté en un point secondaire. Le maréchal de Biron, lettre à du Haïllan, p. 176, dit en parlant de la composition du corps qu’il commandait, de la réserve : «A scavoir : deux bataillons » de Suisses, de deux ou trois mille harquebusiers, mon régiment » qui pouvoit estre de deux ou trois cents chevaux. » Au lieu de deux bataillons de Suisses, tous les autres historiens disent deux régiments ou bataillons Français.

Si l’on peut passer sur ce détail, il est un point qu’il s’agit de bien établir, pour rectifier ce qui a été avancé d’inexact relativement à

Page 1