‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 220 sur 636 · LIV. II. CH. I. ORDRE DE BATAILLE DE L'ARMÉE ROYALE · texte numérisé non relu

LIV. II. CH. I. ORDRE DE BATAILLE DE L'ARMÉE ROYALE

La ligne de bataille, composée des cinq divisions qui viennent d’être énumérées, était presque partout en ligne droite : les extrémités seules formaient légèrement le eroissant !. Le corps du centre dont le roi s’était reservé le commandement, avait pour aile gauche les deux divisions de d’Aumont et de Montpensier ; pour aile droite, les divisions du maréchal de Biron et de Schomberg. On voit avec quelle exactitude l’ordre de bataille répondait au plan. Partout l'infanterie était mêlée à la cavalerie. Le corps du roi, le plus nombreux en troupes, et composé des meilleures troupes, était encore couvert et ren— forcé par l’avant-garde, soutenu par la réserve postée tout auprès. La réunion des divers corps présentait un tout fortement ramassé et concentré. Le roi avait donc tout préparé et tout disposé pour faire un effort décisif contre le centre de l’armée ennemie.

l’ordre de bataille de l’armée royale. Le corps commandé par le maréchal de Biron, et composant la réserve, bien que placé un peu en arrière des autres, se reliait à la ligne de bataille et la continuaït : il ne formait pas une ligne à part, une troisième ligne. C’est ce qu’on voit dans tous les contemporains. D’abord, dans le dénombrement des troupes, le Discours véritable, Matthieu, Davila, Mézeray placent unanimement le corps du maréchal de Biron à côté de celui du roi, à la suite de celui du roi; ils disent : « Au milieu de tous, celuy du Roy de » 600 chevaux... À sa droite, estoit celuy du mareschal de Biron de » 250 chevaux, un peu plus en arrière que les autres. » Ensuite comme le dit Mathieu déjà cité, le roi mit toute son armée en deux lignes, non en trois; et puisque l'avant-garde formait une ligne, et la ligne de bataille une autre, il faut de toute nécessité que le corps du maréchal de Biron ait fait partie de cette seconde ligne. Enfin tous les contemporains s'accordent à témoigner que le corps commandé par le roi était au centre de la ligne de bataille. Or, pour qu’il ait été au centre, il faut forcément qu'ayant à gauche les corps de d’Aumont et de Montpensier, il ait eu à droite le corps du maréchal de Biron, et celui de Schomberg. ‘

1 Discours vérit., p. 239. « Le front de l’armée de Sa Majesté étoit » quasi en droite ligne, toutes fois faisant un peu de corne par les deux » bouts. » — Matthieu, p. 27. « Le bout du costé gauche faisoit un peu » plus de pointe que le droit. »

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