‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 246 sur 636 · PERTES DE L'ARMÉE ROYALE · texte numérisé non relu

PERTES DE L'ARMÉE ROYALE

Falandre, trois maitres de camp et divers autres chefs de corps. Tels sont les résultats généraux de la victoire d'Ivry. l’une des plus nes dont l’histoire militaire fasse mention. Le roi l’acheta cher : 1l perdit plusieurs de ses serviteurs les plus distingués, par le dévouement, le courage, les talents, les uns morts sur le champ de bataille, les autres peu après, des suites de leurs blessures. On cite, parmi vingt-six gentilshommes qui succombèrent, de La Vergne, de Crenay, Clermont d’Entragues, capitaine des gardes du corps ; Pas de Feuquières, neveu de M*° Du Plessis-Mornay; de La Salle, frère de La Curée, et non moins intrépide que lui; le marquis de Nesle, gendre du chancelier Cheverny, qui quoique capitaine de gendarmes, voulut combattre au premier rang des simples chevau-légers, et tomba percé de quinze blessures ; Théodorie de Schomberg, commandant des reitres royaux qui, ce Jour là, combattit comme volontaire dans la cornette et aux côtés de Henri, pour lui donner de plus près des marques de sa bravoure et de sa fidélité; de Longaunay, gentilhomme normand, âgé de plus de soixante-dix ans. On compta au nombre des blessés, le baron de Biron, d’Angennes, de Montlouet, Lhospital comte de Choisy, Daillon comte du Lude, Francois d'O, Rosny enfin, qui, couvert de sept blessures, recut comme prisonnier à la fin de la bataille, Sigognés, charsé de porter la cornette blanche de Mayenne. Parmi les faits qui viennent d’être exposés quelques-uns demandent qu'on s’y arrête : Joints à quelques autres, ils peignent avec exactitude le caractère et les idées du temps. De Nesle et Schomberg sacrifièrent le commandement et la vie pour défendre leur foi politique, et”pour acquérir le lustre de la valeur personnelle, dont on faisait alors le suprème mérite de l’homme de guerre. Longaunay montra que, quand l'honneur et le devoir parlaient, la no- I 19

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