‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 31 sur 636 · PRÉFACE. HAUT · texte numérisé non relu

PRÉFACE. HAUT

geaient et nommaient le palladium de l’État, n’étaient donc pas moins le palladium du catholicisme romain. Attaquées de nos jours par la passion des uns comme une sorte d’hérésie et de sacrilége, négligées par la légèreté et l'ignorance des autres comme une vieillerie, elles ont certamement perdu beaucoup de leur autorité. Qu'il survienne un nouveau conflit, et l’événement décidera si le discrédit dans lequel elles sont tombées n’entraîine pas avec lui d'immenses dangers, d'incaleulables conséquences pour la religion.

Le dernier des sujets se rattachant à la première période du règne de Henri IV, qui soit digne d’un grand intérêt, est la guerre. Bien que la guerre, comme nous venons de le voir, n’ait pas décidé et dénoué les événements, elle soutint cependant l’autorité souveraine et l’État. Nous lui avons donné une attention proportionnée à son importance. Dans chaque campagne, dans chaque entreprise, ñous avons essayé de saisir et de montrer la pensée militaire, et de suivre dans leur ensemble les progrès de l’art, en nous éclairant des imdications que fournissent les récits des écrivains spéciaux dans cette partie, les ducs d'Angoulême et de Nevers, d’Aubigné, Sully, Henri IV. Ces études commencent au plan général de guerre adopté par le roi dès sa première campagne, et à ce que l’on nomme vulgairement encore aujourd’hui le combat d’Arques, la bataille d’'Arques. Au dire de tous les contemporains, ce fut le siége de Dieppe et le siége du camp fortifié que Henri avait donné à cette ville pour ouvrages avancés, attaqués six fois sur six points différents, par Mayenne et par l’armée de la Ligue. Ces observations se terminent au siége d'Amiens, à la

p. 135, 136. Discours de Napoléon au clergé de Brabant. « Vous ne » voulez pas prier pour moi. Est-ce parce qu’un prêtre romain m'a » excommunié ? Mais qui lui en avait donné le droit? Qui peut ici- » bas délier les sujets de leur serment d’obéissance au souverain ins- .» titué par les lois? Personne, vous devez le savoir, si vous connaissez » votre religion. [gnorez-vous que ce sont vos coupables prétentions » qui ont poussé Luther et Calvin à séparer de Rome une partie du » monde catholique ? S'il eût été nécessaire, et si je n'avais pas trouvé » dans la religion de Bossuet les moyens d'assurer l'indépendance du » pouvoir civil, j'aurais, moi aussi, affranchi la France de l'autorité » romaine, et quarante millions d'hommes m'’auraient suivi. »

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