‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 32 sur 636 · IT · texte numérisé non relu

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A la fin de la première période du règne de: Henri IV, au moment où il donnait l’édit de Nantes et signait le traité de Vervins, dont le traité conclu peu après avec la Savoie fut l'annexe et le complément, une grande œuvre était accomplie. La liberté religieuse, à laquelle les rois d’Espagne avaient fait une guerre acharnée chez nous, aussi bien que dans leurs propres États; que les rois de France, depuis François Ler, avaient violemment persécutée, la liberté religieuse était solidement et pleinement établie dans le royaume. Les réformés entraient en possession, non pas seulement de la liberté de conscience, que: Henri leur avait assurée dès le jour de la déclaration de Saint-Cloud, dès son avénement, mais de la hiberté du culte et de l’entière égalité civile avec les catholiques. La coalition contre la France, dans laquelle PEspagne avait entraîné la Savoie, la Lorraine, le Saint-Siége, était dissoute. Les projets de conquête formés contre notre pays par Charles- Quint, suivis par Philippe IL, étaient déjoués. La France avait gardé son mdépendance, l'intégrité de son territoire, sa royauté nationale, ses lois fondamentales. A l’intérieur, tous les partis avaient élé vaincus ou gagnés ; la royauté légitime, la succession légale, en l’emportant après une pénible lutte, avaient donné au pays l’ordre et la paix à la place de l’anarchie et de la guerre civile. C'était le triomphe de l'esprit chrétien sur l'intolérance, du droit et de la morale sur la forée, des principes conservateurs sur les principes de dissolution, en même temps que le triomphe de la cause de Henri IV.

Ces questions vidées, deux autres se posaient au! commencement de la seconde période de son règne, et n'étaient ni moins graves ni moins difficiles à résoudre. La France, non plus après vingi-sept ans, mais après trente-huit ans de guerre civile et étrangère, était arrivée au dernier degré de misère et

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