‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 346 sur 636 · LIV. 11. CH. VI. CONCESSIONS QUE LE ROI DOIT FAIRE · texte numérisé non relu

LIV. 11. CH. VI. CONCESSIONS QUE LE ROI DOIT FAIRE

avait d’ambition et d’avidité cachée sous ce zèle religieux des chefs de la Ligue.

Comme il était impossible au roi, ainsi que le faisaient remarquer les négociateurs, de traiter les princes du sang et les principaux seigneurs qui l'avaient reconnu et soutenu depuis son avénement, plus mal que les ligueurs qui l'avaient combattu, il fallait alors qu’il accordât encore dix gouvernements en toute souveraineté :

Au duc de Montpensier. Au duc de Montmorencei.

Au comte de Soissons. Au duc de Nevers.

Au prince de Conti. À Lesdiguières.

Au maréchal de Biron. A la Trémoille.

Au maréchal d’Aumont, Au duc d'Épernon !.

Le duc d'Épernon, après la mort de son frère La Valette, réclamait le gouvernement de Provence, qui lui avait été donné autrefois par Henri HE, et qu’il prétendait ajouter à celui d’'Angoumois. Joignant les anciens soldats de son frère aux troupes nouvellement levées par lui, 1l commandait à 10,000 Gascons qui ne reconnaissaient d'autorité et de volonté que la sienne. C'était sans contredit l’un des chefs qui avaient alors le plus de disposition à tout exiger, et le plus de moyens de tout obte-

gouvernements, Sully, p. 114 A. « Le président Jeannin respondit au » sieur de Villeroy par lettres du 8 mai 159%, du camp de Caudebec,… » que M. du Mayne et les autres princes se plaindroient qu’il n’avoit » point esté parlé des villes de seureté qui estoient demandées, ny » des engagements des domaines de provinces dont ils auroient les qou- » vernements , ny de les rendre héréditaires à leurs enfants, dont il » (Mayenne) avoit souvent discouru avec luy.» — Villeroy, Apol. et disc., p. 189 B-193.

1 Réponse de Duplessis aux propositions de Mayenne et des princes de la Ligue, dans les mémoires de Duplessis, t.1, p. 220. «Viendroient » à plus forte raison les princes du sang qui ne vouldroient pas avoir » moins acquis en bien servant, que les aultres en faisant au pis.» — P. Cayet, L. 1v, p. 386, 387. Bouche, Hist. de Provence, L. x; p. 768 el suiv., pour d'Epernon.

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