‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 417 sur 636 · LIV. HI. CH. III. MAYENNE TENTE DE GAGNER LE PARLEMENT · texte numérisé non relu

LIV. HI. CH. III. MAYENNE TENTE DE GAGNER LE PARLEMENT

Philippe IT déclarera celui qu'il choisit pour gendre. Les ministres d'Espagne espèrent séduire les États par la perspective qu'un prince français sera choisi, et Mayenne par l'espoir que ce princé pourra être son fils. [ls donnent en outre. pour appui à leur nouvelle proposition l'approbation du légat et la corruption : ils répandent l'argent dans les trois Chambres des États. Les députés entrent à la solde de l'Espagne le 22 juin, et y restent jusqu’à la fin de la session, Mais recevant bien moins qu'ils n’attendent, ils ne se livrent pas entièrement aux Espagnols : ils favorisent l'élection qui ouvre à l’Infante le partage du trône, mais ils soutiennent en même temps les prétentions de Mayenne. — La Chastre dévoile dans le Conseil d’Etat la fourberie des Espagnols. Philippe I! prendra la partie de la déclaration favorable à sa fille, et les États dissous, les députés partis, il échappera à l’exécution de la seconde condition, celle relative au partage «de la souveraineté par un prince français : l’Infante jouira du bénéfice de l'élection, et ne contractera pas le mariage promis. La Chastre parle ensuite pour le maintien de la loi Salique et des coutumes du royaume contre les menées de l'étranger, et ouvre l’avis de traiter honorablement avec le roi de Navarre, s’il se fait catholique. Lettre éloquente des députés royaux à la Conférence de Surene adressée aux Ligueurs dans le même sens. — Mayenne arrête de concert avec le Couseil d’État et les délégués des États de la Ligue, la réponse à faire aux Espagnols. Le 96 juin, il remet aux ministres de Philippe Il une contre-proposition, où les précautions sont prises pour échapper à la ruse espagnole, Les Espagnoiïis dévoilent leur mauvaise foi en repoussant les offres de Mayenne. Le 27 juin, Mayenne fait décider par les Etats en principe, et en attendant une déclaration solennelle, que l'élection et le mariage seront ajournés, jusqu'à ce que les chefs de la Ligue et les ministres du roi d Espagne soient tombés d'accord sur les conditions. — Cet accord pouvant avoir lieu d’un moment à l’autre, le danger public est extrême : témoignages de Henri et de Villeroy. Graves devoirs imposés aux partis et au roi. Efforts de la Ligue française pour copjurer le péril, depuis le 27 mai. Efforts du roi par les succès à la guerre, Ressources qu’il s’est ménagées : les villes de la Ligue plus étroitement resserrées : siége et prise de la ville de Dreux (8-19 juin) : siége de la tour Grise et du château de Dreux : partis poussés par Henri jusque sous les murs de Paris (26 juin). Succès de ses lieutenants dans les provinces. — Le clergé royaliste. Villeroy sort de Paris le 98 juin : sensation produite par sa retraite. La chambre de la noblesse revient sur son vote du 20 juin, autorisant l'élection d’un roi (28 juin). Actives démarches de Lemaistre, Du Vair, Molé, Marillac, pour s'opposer à l'élection d’un roi, et aux traités agités entre Mayenne et les Espagnols, Arrêt mémorable rendu le 28 juin par le Parlement de Paris pour le maintien de la loi Salique et des lois fondamentales du royaume. Texte de larrêt : explication et puissance de l'arrêt : remontrances et signification de l'arrêt à Mayenne par Lemaistre et une députation du Parlement de Paris (29 juin). Efforts de Mayenne pour faire rompre l’arrêt, Une seconde députation du Parlement lui porte le serment prété par la cour de mourir avant de se départir de sa première résolution ({°r juillet). Appui prêté au Parlement par la garde bourgeoise. Mayenne renonce aux projets de violence. Assertion erronée au sujet de l’arrêt : effets qu’il produisit. — Dans l'assemblée générale des États du 4 juillet, Mayenne fait une réponse officielle et solennelle à la troisième proposition des Espagnols. L'élection et la déclaration d'un roi sont ajournées, et n’auront lieu que quand la Ligue sera plus fortiäée d'hommes et de moyens. En même temps le lieutenant-général entame un iraité avec le jeune cardinal de Bourbon et avec le Tiers-parti. — Quatrième proposition des Espagnols, dans les réunions chez.le

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