LIV. II. CH. I. PREMIÈRE PROPOSITION ECRITE DES ESPAGNOLS
c’est qu’une prétention mise en avant avec audace par le Parlement à l'ouverture des États, était élevée , par ce qui venait d’avoir lieu, à l’état de dent discuté et reconnu par les pouvoirs publics. Faute d’avoir constaté la puissance attribuée au Parlement dans cette circonstance, les his toriens modernes rendent inexplicable l'arrêt postérieur de cette compagnie, à la date du 28 juin, sur la plus importante décision des États-généraux de la Ligue.
. Le 28 mai, les ministres espagnols fon introduits dans les États de la Ligue, et l’un des secrétaires d’Etat français donna lecture de tie première proposition écrite. La sortie énergique de Rose, et la promesse de conversion du roi qui avaient si men remué une partie des ligueurs les plus avancés et les États, avaient laissé les PR inébranlables dans leur ambition et leur orgueil : leur première proposition écrite fut de tous points conforme aux ouvertures faites dans la conférence chez le légat. Au nom de Philippe IF, ils demandèrent que les Fais reconnussent sa fille Rance Claire-Eugénie comme héritière de la couronne de France en sa en de petite-fille de Henri IE; qu'ils y joignissent l'élection, s'ils la jugeaient nécessaire; qu’ils déclarassent l’Infante reine sans hésitation etsans délai. A les entendre, c'était le seul moyen de sauver la religion catholique dans le royaume,
et le pape y donnerait As consentement. Le roi catholique appuierait la décision des États d’une armée de dix mille hommes dans un mois, d’une autre armée de pareil nombre au commencement du mois de septembre suivant, et payerait .de plus les soldats français rassemblés par Mayenne. À peine la lecture de cette proposition fut achevée, que le procureur-général Molé, qui assistait aux États comme l’un des aies Lise Re et dit, que selon le devoir de sa charge il s ODBOSAtt à la proposition,
1 Voyez ci-dessus, p. 362, 367 et La note.