‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 422 sur 636 · LIV. 111. CH. III. POUVOIRS RECONNUS A MAYENNE PAR LES ETATS · texte numérisé non relu

LIV. 111. CH. III. POUVOIRS RECONNUS A MAYENNE PAR LES ETATS

Il aurait désiré ardemment satisfaire la grande ambition du Parlement, qui était d'étendre incessamment son pouvoir politique, afin de trouver l’appui de ce corps au moment où 1} poursuivrait la souveraineté pour lui ou pour son fils. Ge fut un compromis entre eux qu’il tenta, mais sans succès. Lors de la convocation des États de la Ligue, il avait appelé les délégués du Parlement à y siéger. Après les premiers Jours de la session, nous avons vu les délégués perdre le droit de voter dans les États, et ne plus conserver que le privilége d’y assister et d’y donner leur avis sous forme de conseil; encore leur présence était-elle souvent contestée par leurs adversaires. Du 25 au 31 mai, Mayenne travailla activement par lui-même et par son conseil à régulariser la position des magistrats, et à créer au profit du Po une quatrième Ces au sein des États. Il fut battu sur ce point par le vote du 31 mai : les États maintinrent l'ordre ancien et le nombre de trois Chambres. Mais il eut l'avantage sur deux autres points. D’une part, 1l fut convenu et reconnu que Mayenne et les princes de sa famille, dans toutes les questions im-— portantes , jouiraient du droit d'examen concurremment avec les États, et du droit de vote ; que les États requer— raient seulement, et que Mayenne, représentant le roi, déciderait et Le ait avec le Conseil; que le lantaute général et les États ne feraient rien que de parfaite : intelligence entre eux, promettant les États de ne jamais dévier d'avec lui, pas plus que les membres avec le corps. D'un autre côté, Mayenne réserva au Parlement le droit, dont il jouissait effectivement depuis les Barricades, de vérifier et d’entériner tout ce qui serait résolu par les deux pouvoirs !. De la sorte, 1! était à peu près impossible que les États prissent aucune décision favorable à l'Espagne,

1 Regist. de la noblesse, p. 610-617; du Tiers, p. 216, 217, 224, 298; du clergé, p. 478, 483-485, 490-499.

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