L ÉLECTION D'UN ROI DÉCIDEMENT AJOURNÉE
» résister à l’ennemi, qui venoit de prendre Dreux, il » étoit obligé de suspendre lélection. » Le 22, Mayenne convoqua en assemblée générale les princes lorrains, les membres du Conseil, les trois Chambres des États, pour leur notifier ce ue : 11 était déjà si connu, et la combinaison du mariage de l’Infante et du duc de Guise tellement morte, qu ‘elle ne donna même pas lieu à une diseussion au sein de l'assemblée. Le 24, les États se formèrent encore en assemblée générale ; Mayenne, après avoir rappelé l'impossibilité actuelle de l'élection, invita les députés à sanctionner l’ajournement, en concluant une trève avec le parti royal ‘.
Sorti pour un temps de-son conflit avec les Espagnols
1 Manuscrit T!, cité en note du registre du Tiers, p. 307-309. — Matthieu, Hist. de Henri IV, 1.1, p. 142, Paris, 1631 : « Chacun commença » de jeter les yeux sur le duc de Guise, comme si desjà le roy d’Es- » pagne l’eust choisi pour gendre. Les choses passèrent si avant, que » j'ay en main un escrit de la main de l’archevesque de Lyon, par le- » -quel le duc de Mayenne promet au duc de Guise, son neveu, de se » jomdre avec luy pour poursuivre l’exécution de ceste proposition. » — Lettres de Henri IV, du 12 juillet, à Gabrielle. « L’on ne parle icy » que de ceste royauté nouvelle. » Il y a par erreur dans les Lettres missives, . III, p. 819: « L’on ne parle icy que de ceste beauté nou- » velle. » — Avis donné au conseil tenu à Paris, etc., par Claude de La Chastre, dans l’Appendice aux Etats de 1593, n° vir, p. 729, 730. — Regist. du clergé, p. 554-556. — Regist. du Tiers et de la noblesse, p. 317, 640. — Villeroy, Apol. et disc., t. xt, p. 207 B, 208 A. — Thuanus, 1. CVIL, t. v. — P. Cayet, 1. v, p. 492 B, 494. — Lestoile et son Suppl., p. 155 B, 159, 165 B, 166. — La réunion du 20 juillet, où Mayenne donne la réponse au duc de Féria, est exposée en détail par le Supplément de Lestoile, p. 466 A. L'assemblée générale du 22 est mentionnée en ces termes par la Relation de ce qui se passa aux Étatsgénéraux de 1593 par Odet Soret, l’un des députés, page 666. «Le 229
» jour du dit mois de juillet, il fut faict une assemblée générale, en » laquelle les princes français se trouvèrent seulement avec les Estats » et ceux du Conseil (seulement veut dire que les ministres d'Espagne » ne s’y trouvèrent pas). [l fut dict par M' de Mayenne à la compa- » gnie... qu'il avoit pleu au roy catholique donner sa fille à M. de » Guise, son nepveu, au moyen qu’il fut esleu roy de France par les » Estats : mais qu’il n'estoit point encore propre de procedder à la ro- » yauté. » L'assemblée générale des États du 24 juillet est consignée