‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 457 sur 636 · LIV. HI. CH. III. MAYENNE FORCÉ DE PROPOSER LA TREVE AUX ÉTATS · texte numérisé non relu

LIV. HI. CH. III. MAYENNE FORCÉ DE PROPOSER LA TREVE AUX ÉTATS

au sujet de la royauté, Mayenne se trouvait en présence . des exigences de la Ligue francaise et de la multitude, de leur passion pour la paix, ou au moins pour une trève, qu'il lui fallait satisfaire, s’il voulait conjurer un soulèvement.

Dès le 20 juillet, époque à laquelle la proposition relative à l’Infante et au duc de Guise fut virtuellement écartée, Mayenne reprit le projet de la trève avec le parti royal, et le porta à la commission des délégués des États et des chefs de la Ligue. La commission a 108 le principe, et la nouvelle d’une trève prochaine se répandit aussitôt dans Paris. Le légat, fidèle jusqu’au bout à l’intérèt espagnol, ne voyant plus jour à donner le trône à l’Infante, s’efforca du moins de perpétuer la guerre civile et l’affaiblissement de la France. Il publia une déclaration, et annonça l'intention de quitter Parts, et de se retirer à Soissons ou à Reims, si l’on-passait outre à la trève. L'affaire fut portée aux Chambresle 23 juillet: LaChambre du clergé opina pour que les députés, considérant le légat comme fe chef des États, le suivissent dans la ville où il chercherait un refuge, et continuassent à y tenir les États. Cette proposition ultramontaine fut combattue avec énergle et succès par le prévôt des marchands et par Lemaistré. Ils établirent que les députés ne pouvaient considérer le pape et:le légat pour leurs supérieurs, que dans les choses purement spirituelles ; dans les affaires d’Etat, ils ne devaient reconnaitre que le souverain magistrat représenté par Mayenne, et ne prendre avis que de lui

dans les registres du Tiers-État et de la noblssse, p. 317, 640. « Du » samedy 24° juillet, en l'assemblée générale, au Louvre, Mgr de Ma- » yenne auroit proposé qu'il eust bien désiré ci-devant d'entendre à ce » qui concernoit Madame l'Infante d'Espagne ; mais qu’il avoit esté jugé, » que l’on ne pouvoit, quant à présent, procedder à aucune eslection » de royauté, et qu’il estoit d'avis d'entendre à la tresve requise par » ceux du parti contraire. »

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