‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 466 sur 636 · LIV. 11I. CH. IV. REFUS DU ROI D'AVANCER SA CONVERSION · texte numérisé non relu

LIV. 11I. CH. IV. REFUS DU ROI D'AVANCER SA CONVERSION

cardinal l'alliance et l’appui de Mayenne qu’elle venait de lui donner, et lui ménager à lui-même un salutaire répit; que l'effet de sa conversion serait tout différent, tout autrement puissant sur l'esprit du peuple, si son abjuratian était volontaire, et s’il l’ajournait au moment où la Ligue et le Tiers-parti seraient convaincus d’impuissance dans leurs tentatives pour faire actuellement, présentement un roi, et où lui-même resterait maitre un moment de la situation. L'événement Justifia sa fermeté et ses prévisions. Le 3 juillet, 1l prit la tour Grise : le 5, il contraignit le château de Dreux à capituler. Il compléta ainsi sa conquête qui était alors un événement, et arrêta court les conjurés : ils n’osèrent s'attaquer à un roi victorieux et entrer en lutte armée contre lui. A la suite des nouvelles propositions que firent les Espagnols, Mayenne, un instant séduit par l’énormité des avantages qu'ils lui offraient, renoua avec eux, du 5 au 10 juillet, et rompit TS ouvertures faites précédemment au cardinal de Bourbon. La santé de ce prince, déjà atteinte, s’altéra profondément par le désespoir de ambition trompée. Mais m1 l’abandou dans lequel le laissaient Mayenne et la Ligue, ni le dépérissement de ses forces ne purent le faire renoncer à ses ambitieux desseins, à sa haine et à ses attaques contre le chef de sa maison. Dans la ville de Mantes où les seigneurs et les députés des Parlements royalistes se rendaient avant de passer à Saint-Denis, le cardinal s’abouchait avec les serviteurs de Henri, et tentait de leur prouver que le roi n’était pas recevable par l'Eglise, et que sa conversion était impossible, A cette attaque du chef du Tiers-parti succédèrent les menaçantes obsessions des catholiques ardents, et des seigneurs poursuivant le rétablissement de la féodalité. [ls essayèrent de tirer de Henri l'engagement qu’il exelurait les huguenots de toutes les charges et de tous les honneurs, pour les réserver

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