‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 483 sur 636 · CAUSES DE LA DISSOLUTION DE LA LIGUE · texte numérisé non relu

CAUSES DE LA DISSOLUTION DE LA LIGUE

alors la résolution d’abanudonner Mayenne Le roi de son côlé, lui refuse une prolongation de trêve, et se prépare à recommencer la guerre contre lui le 4er Janvier 4594. Nouvelles défections dans la Ligue. Le 23 décembre 1593, Villeroy se sépare solennellement de Mayenne, et se retire à Pontoise pour disposer son fils à rentrer au service du roi et à lui remettre cette ville. Le 24 décembre, Vitry et les habitants de Meaux se soumettent à Henri : leur manifeste, — Préparatifs du roi pour recommencer la guerre contre la Ligue. Forces qu’il tient sur pied. Ses négociations au dehors, et sa nouvelle alliance avec Elisabeth.

Nous sommes arrivés au moment de la dissolution de la Ligue. Nous allons voir les gouverneurs, dans certaines localités, entrainer les villes et les provinces où ils commandent; dans d’autres, au contraire, les villes et les provinces se décider contre les intentions et les efforts contraires des gouverneurs; mais dans les diverses fractions de l’Union, la Ligue française en entier, la Ligue guisarde par moitié, passer successivement au parti du roi et s’y fondre. Les causes principales de la révolution royaliste furent d’abord celles que nous venons de signaler, la conversion de Henri et ses efforts pour donner la paix au pays. Les autres furent la supériorité actuelle et incontestable de ses forces sur celles de Mayenne et de Philippe IE, lui seul conservant pour le moment une armée à sa disposition; ses derniers succès à la guerre; l’activité de ses négociations et de celles de ses serviteurs; la haine invétérée de la nation pour la domination espagnole, et le besoin immense qu’elle éprouvait de mettre fin aux désastres de la guerre et à ses souffrances; le ressentiment que nourrissaient beaucoup de populations de la Ligue contre la tyrannie de leurs gouverneurs; la mésintelligence et les querelles violentes de plusieurs de ces gouverneurs entre eux. Les causes secondaires furent la publication et l’influence de divers écrits des Politiques qui séparèrent habilement la religion de la politique, mêlées ensemble par l'adresse des Guises et du rot catholique; firent toucher au doigt leurs ruses cachées et leur ambition ; ramenèrent les esprits de l’exaltation

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