‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 539 sur 636 · CHAPITRE IIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IIT

L'ordre religieux, politique et civil, rétabli à Paris. Au dehors, ambassade du duc de Nevers à Rome, son retour en France, ses deux écrits (28 mars-15 mai 1594.)

Henri reconstitue à Paris l’ordre religieux, l’ordre politique, l’ordre civil. Son Eait sur la réduction de Paris. Dispositions de l’édit relativement à l’exercice de la religion, aux libertés municipales, aux priviléges des corporations, à l'amnistie ; clémence du roi. Les lettres-patentes pour le rétablissement du Parlement de Paris, de la Chambre des Comptes, des Cours des aides et des monnaies (28 mars). Récompenses accordées aux citoyens qui ont le plus contribué à la réduction de Paris (29, 30 mars).— Arrêt du Parlement de Paris du 30 mars portant labolition de la lieutenance-générale de Mayenne, et l’ordre intimé à toutes les villes, à tous les citoyens, de renoncer à la Ligue ; révoquant toutes les délibérations et tous les actes des Etats de 1593, — Rappel à Paris des Parlements et autres cours souveraines de Tours et de Châlons (27 mars). Leur rentrée dans la capitale (44 avril, 15 mai) : honneurs qui leur sont rendus : observation sur la conduite de ces magistrats durant les troubles, reconstitution définitive du Parlement de Paris, de la Chambre des Comptes, des Cours des aides et des monnaies. — Sortie de Paris des bourgeois et de la partie du clergé appartenant à la faction des Seize qui refusent de reconnaître l’autorité du roi ou quise trouvent coupables de crimes civils non remis par l’amnistie. Retraite de la plupart d’entre eux chez l'Espagnol (22-30 mars). Après le départ de douze curés, prédicateurs et moines ligueurs, la grande majorité du clergé de Paris fait acte d'adhésion au gouvernement du roi. La Sorbonne va rendre au roi ses hommages et l’assurer de sa fidélité (2 avril). Palinodie de plusieurs prédicateurs de la Ligue. La Sorbonne, les quatre facultés de l’Université, les curés, les ordres religieux prétent serment de fidélité à Henri et signent une déclaration portant qu’il est vrai et légitime roi; que tous ses sujets sont tenus de lui obéir, quoique ses ennemis aient empêché jusqu'alors le pape de ratifier son absolution; qu’'euxmêmes renoncent dès à présent à toute ligue et association; qu’ils déclarent excommuniés, coupables de haute trahison et ennemis publics ceux qui persisteront dans la révolte. Importance de cette déclaration et son influence sur les déterminations du clergé et des laïcs dans la grande majorité de la Ligue. — Persévérance dans les doctrines ultramontaines et dans les principes de révolte des ordres religieux d’origine étrangère : les Jésuites, les Capucins, les Chartreux, les Minimes, Leur autorité sur quelques fanatiques de Paris, et sur les populations de quelques-unes des provinces du royaunie, maintenant la rébellion et provoquant le régicide. Le roi ne peut conjurer ces dangers qu’en obtetenant la ratification de son absolution par le pape. — Rapports de la cour de France et de la cour de Rome avant et après la conversion du roi. Le pape Clément VIII disposé d’abord à sanctionrmer l’abjuration du roi. Menaces et promesses qui lui sont faites par l'ambassadeur espagnol au nom de Philippe LI.

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