LIV. 1V. CH. V. PLAIDOYER DE DOLLÉ POUR LES CURÉS
trigues, leurs membres pour agents aux Seize, aux légats cree et Séga, aux ministres d'Espagne ; are de concert avec eux à favoriser l’usurpation de Philippe IT. Et actuellement ils n’avaient pas encore prié pour le rot, fait aucun acte d'adhésion à son pouvoir, prêté aucun serment de fidélité; témoignant ainsi de linflexibihité de leur haine contre lui, de leur dévouement à l'étranger. Non contents d’avoir attenté à lautorité de Henri, ils avaient comploté contre sa vie, par les prédications furibondes de Commolet, par les conseils et les instigations de Varade : leur doctrine propre était Le régicide.
Les curés, par l’organe de Dollé, formulaient contre la Société de Jésus des plainteset des accusations non moins graves. En ce qui regardait l’ordre purement religieux, ils leur reprochaient d’avoir proclamé l’autorité du pape supérieure à celle des conciles généraux, et de n’avoir aonné d'autre borne à son pouvoir que son vouloir ; d’avoir bouleversé toute la hiérarchie ecclésiastique à leur profit en abusant de la bulle que le pape Paul IV leur avait accordée en 1555, pour se placer au-dessus des archevèques , des évêques, des curés; de s’être portés pour eurés universels, d’avoir aboli le respect dù par les fidèles au clergé régulier, et de l'avoir supplanté; d’avoir tellement empiété sur la charge des pasteurs ordinaires, sans y être appelés, qu’ils avaient débauché leurs paroissiens, lesquels ne pensaient être bien confessés et bien communiés s'ils ne l’étaient par eux. Ils remontraient que cette usurpation de la confession et de la communion par les Jésuites était une violation manifeste des canons et constitutions de l’Église, des décrets des conciles, du règlement de Poissy en demitr lieu. En ce qui tou chait aux rapports de la société religieuse avee la société civile, 1ls leur imputaient de fouler aux pieds les libertés gallicanes en ce qu’elles avaient de politique; d’attribuer