LIV. 1. CH. I. ARRÊTS DE DIVERS PARLEMENTS LIGUEURS
et des corps politiques, c’est-à-dire-une légalité menteuse. Le peuple était donc poussé à une résistance désespérée contre Henri de Bourbon par toutes les autorités qui pouvaient le conduire et qui l’égaraient. Mais tandis que les intrigues égoïistes de Mayenne, les étroits et pauvres calculs de la Ligue française jetaient le pays dans une guerre civile dont 1l était impossible de prévoir l'issue et de calculer les périls, un fait considérable se produisait, un principe d'ordre surgissait. La reconnaissance des droits de la maison de Bourbon avait lieu : cette réserve en faveur de la légitimité, maintenant spéculative et stérile, pouvait dans certaines combinaisons, produire de grands effets. Les succès ou les revers de Mayenne devalent l’étouffer à sa naissance, ou la rendre viable, comme ils devaient décider aussi si le lieutenant-général aurait des chances de passer roi. Mayenne le sentit, et 1l s’épuisa en eflorts pour rassembler à Paris une armée si nom-— breuse et si bien approvisionnée, que les coups décisifs fussent portés dès l’ouvérture de cette grande querelle.