CHAPITRE D
Suite deë Étal* de tS95. La Ligm et le parti royal, depvh lea préliminaires île In Conférence de Saréne jusqu'à ["annonce tolennelle faite dans la Conférence de la prochaine abjuration du roi, et au mouvemenl que cette nouvetU excite dans Paris fîi'avril-37 mai iSOô.)
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vuiinde aux Elal* d'enlrnrire lei proposlllons ilvt mlDlstrn il'IlJipnKnF, et InoïliiH en Rifine leinpi In queiiian de rdeclluo d'un ml. B^ïutanee organisa ir lu) conire les Eipagnnit. — l'rDpoilllon» vctbalH dti Espafinols thei le gnt, relïllienienl * la roynuU de rinlante : oplnloB dcHotr. — Hrnrl •IMare
iflon pour ]n libtri« rt la ronpIMe tûnté dtt ralvinistpi (10 mai ). — La in»*rslon p-ochaloe du r«l annonrée aux Ligue.in dan> la 0.nt^raire de ir«ne:r#pon>eded'£iplniir. raiienl de Majeane (17 duiI). Grandi eRcU pni.
Jusqu'alors le parti espa^ol et le parti de Mayenne, divisés, opposés l'un à l'autfe, se t€Daientinutuellt!iiieiit eu écliec. Mais un seul moment pouvait sutEre pour amener la victoire de l'un des deux, ou leur réuniou plus redou-
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386 uv. m. CH. u du coté db la ugue, par l'i
table eocore pour Henri. De plus, les différends une fois composés, les Etats de Paris avaieut à sedécider, à prendre un parti, et l'élection d'un roi était toujours menaçante. Henri trouvait autant d'ennemis, autant de dangvrs dans son propre parti que du côté de la Ligue. Au milieu du mois d'avril, il revint à Mantes; d'un voyage Forcé qu'il avait fait dans les proviuces du centre jusqu'à Saumur '. Son premier soin fut d'étudier la situation, et il la trouva chaînée de nouveaux dangers. Le Tiers-parti, ou la faction des princes du sang, armés contre le chef de leur maison, complotait avec tm redoublement d'activité pour lui enlever le pouvoir. Les États de la Ligue devant élire im roi catholique, le cardinal de Bourbon se flattait que leurs suffrages pourraient se porter sur loi, et il était plus ardent que jamais dans la poursuite de ses projets. Son frère, le comte de Soissons, animé contre le roi d'une vieille haine, que l'opposition récente apportée par Henri au mariage de sa sœur Catherine avec le comt^, avait encore redoublée; convaincu que son frère, en qualité d'homme d'Eglise, ne sortirait pas des soins de l'admiubtration inférieure, et lui abandonnerait le commandement des armées, la direction de toute la force militaire de la France ; trouvant dans ce partage une grande satisfaction donnée à son ambition , travaillait de toutes ses forces à mettre la couronne sur la tête du cardinal. Le prince de Conti et le dtic de Montpensier, qui jusqu'alors étaient restés fidèles à. Henri, prenaient maintenant parti contre lui pour deux raisons. D'abord ils rie rpgardaient pas comme impossible que dans certaines éventualités, dans certaines combinaisons, la royauté put leur être déférée. En second lieu, considérant l'élection d'un roi catholique, parles États de la Ligue, comme prochaine, ta
■ UUres nÙMlTes des 13 et 19 mais, i, 16. 1» BTii], p. 7t0, Ttt, m, in-lil. — P.CAjet, 1. V, p. ttl A.
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