‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 140 sur 158 · PERDENT AINSI LEURS AUXILIAIIIES · texte numérisé non relu

PERDENT AINSI LEURS AUXILIAIIIES

ment de l'autorité royale dans les quatre-vingts villes ou bourgs qui suivaieut encore leur parti au delà ûe la Doràogae'.

Tout aussi vainement, dans le parti réformé, quelques cheb remuants cherchèrent à exploiter la révolte des paysans dans l'intérêt de leur ambition. Ils avaient transformé la réunion de Footenay qui ne devùt être qu'un synode , qu'une assemblée religieuse, en assemblée politique. À l'assemblée de Sainte-Foy, pour laquelle ils avaient obtenu mie permission du roi , dont ils abusèrent , ils arrétèreut l'oi^anisation de leur république protestante , et la division de la France en neuf cercles ou départements r^ormés. Les Croquants calvinistes s'adressèrent à cette assemblée, lui demandèrent conseil et appui, et lui offrirentleurréciproquealliance. L'assemblée, selon toute apparence d'après les conseils de Duplessis-Momay, se refusa à prendre part à une révolte ouverte et à traiter avec eux. Mais les meneurs leur donnèrent le détestable conseil de ne pas se séparer, de 'se tenir en masses, de multiplier leur nombre, de fortifier leur ligue, de se rendre assez forlâ pour dicter la loi au gouvernement au lieu de ^ la recevoir de lui [juin, juillet 1594). Le plan des ambitieux étmt de se servir des paysans comme d'une armée , et d'appuyer de leurs forces les décisions qu'ils espéraient tirer d'uue assemblée convoquée à Saumur sans l'autorisation du roi pour le mois de décembre 1 594 ; assemblée dont ils attendaient des lilreS et des pouvoirs rivaux de ceux du roi, pareils à ceux des statbouders de Hollande. La dispersion des Croquants rompit leurs me-

* Lettre miashedu SmailSSi, t.ir, p. ISO-lEi-A <^eUe date, leroi dit en parlant de la Mumbsiou de Joyeuse qu'il croit prochaine, d'après les promesses et les dâmarches de ce chef de parti : u Geste réducUon H amené & mon obiisaaace pins de quatre-viugts villes de mon pays » de Langoedoi: ou da la GuyeDDe. ■

6tO ' LIV. IV. CH. V. LES EXPÉDIENTS DB LA SltUlTlOH.

nées, leur enleva les auxiliaires doat ils comptaient s'aider dans leurs desseins '.

La révolte des paysans, et tAus les moyeDs employés pour la dissiper en dehors de la force, donnent lieu à nne observation sur la situation générale du royaume en 1591. La remise de rarriéré des Uûlles, impérieusement commandée par les circonstances, n'était qu'un palliatif, et nn palliatif désastreux par un côté. Il imposùt une noavelle cbar^ au trésor déjà obéré, dtait à l'État l'une de ses res- , sources, au moment où il avait le plus besoin de toutes contre l'Espagne. Il soulageait laxlétresse des paysans, el ne la détruisait pas; il laissait subsister le [Hrincipedu mal. En effet , si le roi pouvait garantir le peupk: des violences de ceux des gentilshommes qui étùent ses partisans, il ne pouvait dans une foule de circonstance) le protéger contre les attaques et les subites 'incursions de

< p. Caycl, I. vi, p. V16 B. n M. le maréchal de Hatignot) eol «drà n qu'il y Bvi^ quelque! ttignturt qui entreteDoieut sous nuin ca ré- D volECB popDiaires en Qaercy i-X Ageaois, «tpéranl s'en arvir amc » atcasio». ■ — Lettre du roi du It mai lS9t, t. iv, p. 15S, IK, nTt^ a eu odvig du Bieur de'ChamlMret d'uue grande aouleTaliou de peapli* u qui s'est faicle en Limoain... La forme qu'ils y liemieat est plelw H de déBobéUsance el d'une périlleuse conséquence. Il est k préeumer B 7u'i7s sont en cela joiM/eniw de qMlqu'un à Irèa mauoaiM l'nfmïù)».» — Autres lettres du roi des SO avril el 3 mai lïst, bot la rtdodioii ■ son obéissance de Pèrigueux, de Ssrlol, d'Agea, avec Villepeure «t Uarmaode, dans 1« tome ir, p. ItS, 144, IBI, lOSI. — Autre lettre du roi à Du Plessia, du 30 mara, sur les actes du l'assemblée protesttnb île Fonteuay, t. it, p. lift, a Monsieur Du Plesals, je Imove lùeD «•■

■ trange l'assemblée qui a esté faicte A Foalenay, à laquelle il MîtA » paslraicté du (aictde la relligion seulement, maisdeplnsieoraoï'/lfo H choses contre mon service. Voua gçaveï bien que je sçay assti U dita fèreoce qu'il y a entre sjDOile et assemblée.» — Mémoires de H" D" Plessis, p. ï7t>, Î80. — D'Aubigné, t. m, 1. w, c. iO, i*, p. Ï66, M7, IW- Sur les actes de l'assemblée de Scûnte-Foy; sur la convocaiion illégil' taiic par cette assemblée d'une auti« assemblée à Sanmur pour l' mois de décembre lS9t ; sur les conseils donnés aux Croquants uivbistes par quelques seigneurs faisant partie de cette aiaeiubiée *Af

■ ne se retirer pas sur leur perte, mais multiplier leur sombre rt

■ leur ordre. ■

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