HMNE PERSISTANTS DES JÉSUITES CONTRE LB ROI
ses ennemis, et dans bien des cas contre les exactions des officiers des finances, grands et petits, qui trouvaient des complices, des protecteurs, ou'd'insouciants surveillants dans le surintendant des finances et dans les autres ministres du roi. Le véritable remède était dans l'extinction de la guerre civile , et dans la réforme financière , seules capables de détruire les violences et les abus qui faisaient la misère et le désespoir des gens de la campagne. Le pays devait attendre ce remède jusqu'au temps oii le roi pourrait mettre à sespiedslesdemiers chefs de laLigue,lesdemiers chefs de l'aristocratie féodale, tant dans le parti catholique que dans le parti réformé, et jusqu'à l'époque où le maniement de la fortune publique serait confié à Sully. Tout, en attendant, n'était qu'expédient. Mais c'était un inappréciable avantage d'avoir, en désarmant les Croquants, empêché le mal de s'aggraver, de l'avoir amorti. Henri se disposait à user de cette sorte de répit donné au pays pour attaquer la Ligue dans l'orient, l'occident et le midi du royaume, comme il l'avait vaincue dans le centre et dans le nord, par les armes et par la politique, quand un attentat furibond, né de la maladie des esprits rt de la corruption contagieuse des doctrines, vint menacer cette tête dont dépendait le salut de la nation. La France ne pouvait trouver de chaoces un peu sûres de destinées meilleures qua quand les passions seraient tombées, et malheureusement le fanatisme, comme l'ambition, bouillonnaient encore.
Paris restût partiellement en proie à ce désordre moral. La Ligue y avait été abattue , mais une classe de la population en avait gardé les principes et les sentiments, et l'on pouvait justement redouter de voir les funestes effets de ces dispositions éclater d'un jour à l'autre. Pour se rendre un compte exact de l'état des esprits et des partis, il faut reprendre les événements au commencement
^oiizccbvGoogle