IV AVERTISSEMENT
n'étouffe pas l'ensemble de l'histoire dans ce qui ne Tonne que deux de ses nombreuses parties. Mais entre Monteil et ses successeurs, la raison est évidemment du côté des derniers. En effet, contre la tbèse de Monteil, il est incontestable qu'un grand intérêt s'attache, et que de suffisants développements "^ doivent être donnés à ce qui dérend et garantit l'indépendance des nations, à ce qui favorise les progrès de leur grandeur dans ce que ces progrès ont de nécessaire à leur sAret^, c'est-à-dire à la guerre et à là diplomatie. En second lieu, il n'est guère de qualités de l'espritque n'exigent la guerre él la diplomatie, et bien peu, de vertus mortes que la guerre ne mette en Jeu, Hetracer leur histoire est donc composer l'histoire d'un peuple dans ce qui importe le plus à sa sftreté, et souvent dans ce qu'il a de plus élevé et de plus héroïque. Enfm l'histoire est faite pour tout et pour tous : ceux qui l'étudient doivent y trouver les principes et les combinaisons de la grande guerre pour être plus utiles à leur pays; ceux qui en ont été les acteurs et souvent les martyrs, la récompense de leurs services, la consécration de leur dévouement.
En combinant ce que nos lectures nous ont fourni de neuf avec ce que la critique nous a demandé de développements, nous avons ajouté à notre premier travail un livre nouveau, le livre vm, et la matière d'un volume. Par ces additions, nous avons donné plus d'exactitude et de plénitude à l'histoire de ce r^e, établi plus exactement la proportion entre la partie militaire et diplomatique, et la partie consacrée au gouvernement, à l'administration, aux sciences, aux lettres, aux arts. En dehors de ce qui concerne Henri IV considéré comme homme, point que nous réservons pour la Qn de cet averiissemenl, les additions portent sur les sujets suivants :
Les principaux faits militaires, défenses de positions, batailles, sièges, de 1589 à 1600.
Les déterminations raisonnées, profondément intelligentes.
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AVERTISSEKENT. V
de la magistrature et de la noblesse royalistes; la conduite de la magistrature depuis le commencement du règne jusqu'à la rentrée des cours souveraines dans Paris, celle de la noblesse . jusqu'au traité de Vervins.
Les principes et les actes du clei^é des deux partis.
Le rôle toigours actif, souvent merveilleux de courage de la bourgeoisie durant la guerre civile, en Normandie, à Lyon, & Paris, en Bourgogne.
La condition des classes agricoles de 1589 à 1595, et les
insurrections successives des Catillonais, des Francs-Museaux,
■ des Chàteau-Verts, des Lipans, et surtout des Croquants ou
Tard-Venus, partis de la défense légitime pour arriver' au
renversement de tous les pouvoirs et au nivellement.
Les actives menées des grands seigneurs au dedans et au dehors pour rétablir la féodalité^la conspiration deBiron prise dans ses ramifications et son ensemble, présentant à la fois un complot pour l'extermination de la famille royale entière, une tentative de conjuration avec tous les partis, pour le morcellement de la France et la destruction de l'unité nationale.
Dans les institutions politiques, le tableau des libertés communales, le relevé des États provinciaux, subsistant en nombre, jouissant de pouvoirs mal connus jusqu'à présent.
Dans ce qui touche au développement de l'esprit humain, quelques rectifications, et un complément de l'histoire des Beaux-arts.
Enfin dans ce qui regarde les rapports avec les étrangers : 1° les relations diplomatiques et les rapports de l'Étal avec lu Saint-Si^e, à partir des secours donnés puis retirés à la Ligue par Sixte-Quinl en 1589 et 1590, jusqu'à la médiation de Clément VU! entre la France et l'Espagne. 2" Les négociations avec l'Espagne de 1596 à 1598, jusqu'à la paix de Vervins. S" Les rapports diplomatiques et tes traités avec l'Angleterre, exposés avec plus de détails et d'extension, depuis