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leur destioation respective. Ils avaient ordre de décider parleur présence les villes qui, sous Henri III, s'étaient 0iOQtrées favorables au parti royal ; de défendre puissamment contre les attaques du parti contraire tous ceux qui se proncmceraieut pour la nouvelle royauté ; de rassasier de la guerre, par d'incessantes hostilités, les villes ligueuses de Champagne et de Picardie, qui montraient en avoir tant d'envie ; enfin, de suivre avec une intelligence attentive les mouvements et les opérations du roi, et de lui amener des renforts dès qu'ils le sauraient pressé par l'ennemi >.
Après avoir distrait de ses forces ces deux corps d'armée envoyés dans les provinces du Nord, Henri IV restait avec 10,500 soldats français, suisses et allemands, commandés par l'élite de la noblesse française^. C'était pour le temps une armée au moins ordinaire, puisque, à Contras, l'année royale ne comptait que 10,000 hommes, et l'armée calviniste la moitié moins ^ Cette énumération snfht pour montrer que le roi ne fut point dans l'abandon général, dans la-situation d'aventurier où le représentent tant d'historiens. En partant de Beaumont, il alla prendre Creit et Clermont en Beauvaisis, villes sises au confluent et sur le bord d'une petite rivière qui se jette dans l'Oise. Il s'étabht fortement aussi dans Senlis et dans Compiëgne. Toutes ces opérations se rapportaient à un même dessein, au projet de se rendire maître de tout le cours de l'Oise et de ses affluents, comme il s'était smsi d'une portion du cours de la Seine par Meulan, et de tenir Paris en échec et en souffrance, en attendant qu'il '
' D'AngOule^iine, Hém., t. si, p. 78 A. — Lettre de La Force à sa femme, du 6 septembre 15S9, t. i, p. 380. — Discours au vrai, etc., àaaa Ibs Uém. de DuPlessis, t. v, p. 4, 5.
» La Force, p. i86.
* SuUy, ŒcoD. royal., c. as, p. 61'6S.